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    Mūsā al-Khuwārizmī, le père de l'Algèbre

     

    Avec ses amis, Mūsā al-Khuwārizmī avait bu une arobase de vin
    Quand d'une tape de la paume posée en raquette
    Il avait gagné au café une tulipe
    Qu'il tenait depuis serrée dans son turban
    Tandis qu'il chevauchait sur son aubère
    Sa jupe houlait à ses jambes
    Il récitait des algorithmes pour rejoindre le zénith
    Le hasard guidant son chemin.

     

    Mūsā al-Khuwārizmī, le père de l'Algèbre

     


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  • Rien à voir, rien à dire,
    Rien à penser, rien à aimer
    Rien en souvenir
    Flâner dans les jours
    de pont en pont
    au-dessus du miroir des fleuves
    Et le ciel pour ami
    Les messagers sans destination parcourent
    l'excellence du soir gris.


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  • Félix Martin (qui déroule le tissu blanc) devant la boutique de tissu, Grande Rue à Valence, a priori, année 1931, grande braderie de Valence


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    Avant de lire cette lettre, respire son parfum, entends ses bruits, ils sont de l'Afrique. Ils viennent d'un point noir, au cœur du triangle bombé de l'Afrique. Bien loin des rives de la Méditerranée et de ses mythes familiers. Loin des îles bleues de l'Egée. Loin de la Naples souterraine et des côtes ibériques. Loin de l'étoile de la Palestine.

    Cette lettre roule de tous les fleuves lents et furieux de l'Afrique, de ses steppes jaunes et de ses forêts millénaires.

    Cette lettre glisse jusqu'à toi, resté au cœur de l'Europe, au cœur de mes pensées. Par-dessus le ciel voilé de l'Afrique, ta main se tend à l'infini de mes désirs. Elle inonde mes paupières et bien plus loin.

    Cette lettre, aucun facteur n'aura le cœur de la déposer dans ton allée. Cette lettre restera en souffrance.


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    Nous sommes des héros.

    C'est ainsi.

    Nous le sommes pour l'éternité.

    C'est ce qu'ils disent, chantent, écrivent, dessinent, animent.

    L'avons-nous été ?

    Quels dieux nous a bercés ?

    Quelle utopie nous a élevés ?

    Quelle folie humaine nous a guidés ?

    Que nous importe

    Nous mourons insatisfaits

    Bercés par la mélancolie

    Elevés par l'oubli

    Guidés par l'ivresse

    Et nous baignons dans l'Enfer

    Qu'aurait-on à faire d'un paradis ?

    L'Elysée est divin.

    Nous ne sommes pas divins.

    Nous sommes mortels pour l'éternité.

     


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