• Tu as volé les mots qui courent dans le monde

    Vous êtes fous, c'est pas moi, j’ai pas volé les mots
    J'ai trop peur des écrivains, j'ai pas pris les mots du poète

    Oui, ça ne peut être que toi
    Tu es méchant et laid
    Y avait comme de l’encre sur tes doigts
    Quand les mots coulaient
    Oui c'est bien toi qui les as volés
    Avec tes doigts noirs
    Oui c'est bien toi qui les a volés
    Y a quelqu'un qui t'a vu

    Vous vous trompez
    Non ce n’est pas moi qui ai volé les mots
    Vous vous trompez je les ai laissés dans la montagne
    Ils sont restés accrochés dans les étoiles
    Je cherchais dans la montagne
    La dame blanche

    Tu as volé les mots qui courent dans le monde
    Il y a longtemps qu’on te guettait avec tes dents de renard
    Tu as volé les mots des pauvres
    Tu as volé les mots des déesses
    D’abord tu n’es pas un poète
    Tu portes malheur

    Vous êtes fous, non je n’ai pas pris les mots
    Vous vous trompez j’ai laissé les mots au petit prince
    J’ai pas volé les mots des prophètes
    J’ai laissé les mots aux enfants
    Laissez-moi vous êtes fous

    Tu as volé les mots qui courent dans le monde
    Tu as honte. Jamais plus tu ne voleras les mots.
    Tu la vois elle est là
    La critique qui te mettra en croix
    La critique qui te mettra en croix.


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  • « Le paradoxe de l'analyse : avec du faux on fait du vrai. »
    Lacan

    Ses yeux convaincus ont envie de le convaincre, lui qu'elle ne voit que de dos immobile.
    Il laisse aller cette amoureuse au plaisir de lui parler, lui, qui l'écoute à  peine, lui donne la saveur lointaine de lui et se garde bien de s'approcher d'elle, de lui donner à voir la lourdeur de ses pensées, la légèreté de ses émotions.
    Elle tombe en amour et lui tout entier se retient d'un geste.
    L'illusion de l'amour sans cesse reportée est plus paisible qu'une vraie rencontre où l'un et l'autre livreraient leurs combats.



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  • Le jour que je t'avais perdue
    je ne le savais pas.
    Chaque passante dans les rues te ressemblait
    et je touchais le bas de leur robe
    pour reconnaître ton parfum.
    Ce n'était jamais le tien.

    Le ciel s'est éloigné
    et ne t'a jamais rendue
    à la petite fille que j'étais.
    Je ne savais pas encore
    ces choses que les adultes ont  tant de mal
    à apprendre.


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  • C'est arrivé une nuit d'hier
    Cette nuit-là l'amour était mort.
    Il était mort déjà
    il a fallu cette nuit blanche
    pour en respirer sa mort.

    Avant cette nuit
    Le bruit et le mouvement
    empêchaient de voir
    l'amour mort.

    Une nuit d'hier la mort de l'amour
    respirait dans la chambre blanche.
    Le bruit et le mouvement avaient
    cacher jusqu'alors son absence

    C'est le bruit sans l'écho
    La fleur sans parfum
    Le pain ouvert sans goût.

    Comme l'homme a monté l'escalier
    Jusqu'au lit blanc de la vraie mort
    Cette nuit une âme écoute
    la mort de l'amour.
     
    La mort de l'amour grave un nom
    au désespoir et en adoucit la souffrance.
    La mort de l'amour appelle son retour.


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  • Un tam-tam dans mon cœur
    M'éloigne de l'âme des choses.

    Les vagues de la mer
    frappent mon ventre
    et l'emplisse de la douleur
    noire de l'enfance rompue.

    Quand goûterais-je ce repos
    où les pleurs s'apaisent
    dans les bras de l'amant retouvé ?



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