• Le ciel vert et son soleil noir
    Au dessus du passant courbé
    Par le vent invisible et puissant.

    Il redressa la toile
    En biais au mur accroché.

    Les yeux fermés dans le bronze
    Le pied rond tenant l’équilibre
    Total du corps long.

    Il essuya la poussière
    Sur le socle froid.

    La page blanche
    Salie des mots escaladés
    Le silence de la page.

    Il la froissa avec force
    Pour abolir le vide.

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  • Cette main qui gravit des fraîcheurs parfumées tout au long de la jambe nue. Jambe brune de soleil, ambrée, aux chevilles fines. Ou peut-être cuisses alourdies, blanches et moelleuses. La main s'irrite à l'idée de toutes les jambes qui courent, pieds nus dans les prés, en sandales sur les pavés du midi et plus loin dans les villes, en équilibre sur les talons aiguilles.


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  • Un grand aigle blanc étend ses ailes dans le ciel de nuages. Son oeil solitaire affecte des orages et un halo de haine écarte chaque plume. Sous la tête brisée par la balle perdue se détache un duvet qui tombe dans le vent du soir jusqu’à mon pied et le caresse.


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  • Iran - Pasagardes
    Le tombeau de Cyrus.

    «Ô, passant, qui que tu sois et d'où que tu viennes -car je sais que tu viendras : je suis Cyrus, qui ai conquis l'Asie pour les Perses. Ne m'envie donc pas le peu de terre qui cache mon corps. »
    Epitaphe de Cyrus

    « Je suis Cyrus qui ai conquis aux Perses cet empire et régné sur l'Asie. Ne m'envie pas ce tombeau qui est ma mémoire. »
    Epitaphe de Cyrus (autre version)  

     


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  • Le drapeau noir de la Crète est planté dans ma tête.

    J'aimerais une révolution, une guerre, la famine, le viol et la résistance
    plutôt que cette incroyable douceur de  vivre.
    Et pourtant je l'aime beaucoup cette vie.
    Comme on aime l'absolu de la folie.
    Comme on aimerait Van Gogh. De loin.
    Le laissant reposer au vent de ses toiles, regardant les couleurs de sa palette, caressant sa joue.
    Je l'aime comme j'aurais pu l'aimer s'il avait été moins fou.
    Je l'aimerais entièrement  mais j'ai oublié que son entier est ailleurs.
    Mon avidité affronte son retrait permanent des choses, sa quête l'entraîne vers ailleurs loin de ma vie trop molle.
    J'aimerais une révolution, une guerre...
    Le drapeau noir de la Crète est planté dans ma tête.

     


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