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    Ta couronne boréale
    hante mes nuits solitaires
    tes pétales de rose s'envolent aux vents
    mauvais, mauvais, mauvais
    je cracherai sur les vides
    que tu laisses derrière toi
    tu crois que j'vais t'attendre
    longtemps, longtemps, longtemps
    à t'écrire des poèm's à la con


    Tu fais chier Arnie
    Arnie, Arnie, Arnie
    à passer mes doigts sur tes immondices
    T'as jeté les vices
    sur mes chemins sans fin
    tu me laisses faim de toi

    Sur ton répondeur
    des vagues marines
    j'écume de rage
    tu glisses entre mes doigts
    tu es trop belle ma koré
    ton fondement m'affole
    faut que je goûte encore
    à tes artifices acides
    j'ai le cœur en gerbe, en gerbe

    T'aurais pas dû
    me murmurer à l'oreille
    ton corps emmiellé
    l'ours solitaire a des rêves
    lubriques, lubriques, lubriques
    j'irai laper ta petite corolle
    je m'éveillerai loup des villes
    pour suivre le claquement de tes chevilles
    et te tomber en amour


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  • Tout au coin de la rue déserte, j'ai capté
    votre démarche féline des hommes gais,
    vous avez incliné la tête à mon approche
    l'éclat de votre sourire à l'ombre du porche
    vous donnait des airs lubriques du chat d'Alice
    votre voix mouillée conviait à tous les délices

    nos corps captifs s'ouvraient aux désordres dorés
    double jeu des troubles sens, en amants pâmés
    au lieu d'effeuiller la marguerite sans goût
    nos pétales de rose nous ont rendu fous
    nos audaces élevaient des tours de babel
    décochant aux cieux nos caresses sensuelles


    la perverse adoration soufflait nos plaisirs
    scélérats enfouis au profond des désirs
    notre trouble noir coulait à flot dans nos veines
    au verso de nos âmes l'amour sans ses peines
    peignait d'indécence le vide sidéral
    le temps calciné rougit en liaison fractale


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    Vous êtes
    chimère, androgyne
    quel nom peut vous nommer


    vous êtes
    dans vos sillons de nuit
    quel rêve peut vous habiter


    vous êtes
    dans vos mots tracés
    quel roman peut vous écrire


    vous êtes
    homme des fourrés, femme recréée
    quel genre peut vous définir


    vous êtes
    dans vos âmes dévorantes
    quel amour peut vous souffler


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    Des gerbes de fleurs humides
    Des goulées de sève douce
    Des poignées de terre noire

    On a déposé la saveur des jours
    Sur le toit de ton ultime séjour
    On s'en est allé
    Avec l'espoir des jours bleus ailleurs


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  • Guerrier aux mille blessures
    il s'allonge aux souvenirs
    de son enfance peuplée de cité
    ce n'est pas l'air marin
    qui l'a fortifié,
    ses brûlures viennent d'ailleurs


    Amazone aux mille nuits
    elle s'allonge aux lits défaits
    de son hystérie consommée
    ce n'est pas l'autel sacré
    qui l'a dressée,
    ses brûlures viennent d'ailleurs


    Amants conquis
    ils érigent les Babels fatales
    de leur rencontre improbable
    ce n'est pas l'ordre vertueux
    qui les unira,
    leurs royaumes viendront par-delà.


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