• Tu es venu au flux des minuits,
    rejoindre les souffles de l'amour
    ton visage grave s'apaisait en moi
    par la force des désirs en abandon
    l'infini s'est courbé sur nos étreintes
    en leur point l'espace s'est reposé
    A l'écho de mon regard levé en toi
    nos peaux exaltées s'approfondissaient

    Quand, de toutes ses étoiles, la nuit régnait
    au-dessus des villes éteintes
    je me dressais contre toi debout
    tu me renversais en arrière, recevant
    ton baiser que jamais l'oubli n'a effacé

    O quelle forte certitude fut semée en moi
    quand ton sourire croisa mon regard
    O quel puissant trouble s'empara de mon âme
    quand tu prononças des mots insoupçonnés
    Tu es venu, si tard, enfin
    Les anges n'auront jamais autant de délicatesse.

     


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  • Nos bras se content des énigmes
    enflamées qui bordent nos gouffres
    nous sommes en sursis
    dans ce temps des amours esquissées
    nos étrangetés se mêlent
    dans la profondeur de nos peaux
    les ombres vivaces de nos enfances
    gravissent nos creux d'écaille
    nous avons tant guetté un signe
    dans la caverne endormie
    que la lumière devant nous effraie
    quand nos chaînes éclatent enfin
    étourdis, nous goûtons au ravissement
    enchanté
    avons-nous rêvé ?

     


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  • Au premier jour de la création je suis juive,
    Le souffle de ta vie plane sur mes eaux vives.
    Musulmane, je prie cinquante fois par jour
    Pour être transportée dans tes profonds parcours.

    J'entends tes pas résonner dans les autres mondes
    Tu me reviens, l'ivresse de toi m'inonde.
    Je trempe mes doigts mouillés dans tes signes.
    Je reconnais ta silhouette longiligne.

    Chrétien, ton éternel retour est condamné.
    Tu t'inscris dans l'interdit des amours sacrées.
    Le temps du rêve bat à l'envers dans mes veines.
    Tu me possèdes, je renais aborigène.


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  • En ces moments
    ils se tiennent quelque part
    assis sur un rocher
    après les grands combats
    ils mêlent leurs repos
    la route est encore longue


    autour du feu de camp
    offre-leur un verre de vin
    et deux cigarettes
    cela leur fera du bien
    reste silencieuse
    ou chantonne de vieux refrains

     

    là couchés sous le grand arbre
    un lit de feuilles brunes
    pour manteau
    ils hument les fougères
    aux frondes dressées
    leurs tuiles arrondies évoquent
    des airs de toit maternel

     

    dans la nuit étoilée
    sous vénus et la lune
    ils campent
    en hommes blessés
    demain à l'aube
    ils repartiront
    pour l'ultime combat
    tu veilleras sur eux


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  • A l'encre de vos veines, elle trempe sa plume
    Elle s'abreuve à vos fatals destins
    De demi-dieux démembrés
    Elle entrouvre vos lèvres de pandore
    Au fond de vos chairs ouvertes, elle fouille
    l'espoir ténu de vos jours premiers
    De vos fils d'inconscient, elle tend ses toiles arachnéennes
    Au cœur de vos labyrinthes, les yeux fermés, elle respire
    Le souffle du monstre né des amours transgressées


    Guerriers,
    Ne déposez pas vos armures étincelantes
    Elle vous emporterait aux enfers transfigurés
    Astre lunaire
    Elle s'enroule pour enfanter
    Vos nuits insensées
    Pour le temps de l'éphémère éternité
    Elle couperait vos lignes de vie
    Guerriers, fuyez la Moïra.


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