• De quoi je dois te pardonner
    si tes gouaches n'ont plus le goût de mon pinceau

    De quoi je dois te pardonner
    si tu oublies de fermer la porte quand tu t'en vas

    De quoi je dois te pardonner
    si ma voix tremble dans le froid céleste

    De quoi je dois te pardonner
    si tes pas s'effacent dans le sable

    De quoi je dois te pardonner
    si les notes de mon piano se désaccordent à ton image.


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  • Le soleil s'est installé dans le vermeil, je choisis la table en bois pour rêver aux passantes en robes légères. Le café fume dans sa tasse blanche, j'allume une cigarette. Le café a du goût, ma brune aussi. Un vieil homme au dos courbé et son chien sont à la table à côté. Le garçon slalome entre les tables, préoccupé par son plateau en équilibre. La façade blanche de l'immeuble hausmannien se dresse en face du boulevard. L'heure de l'horloge se promène, tranquille. C'est déjà le printemps. Comment le soleil peut-il lancer ses rayons réconfortants à ma joue barbue alors que la guerre s'est installée depuis déjà trois printemps ? Ce soleil-là n'a-t-il donc aucun souvenir de la paix ? Il s'ébat joyeusement, insouciant à l'alarmante humanité. Un vent printanier s'annonce sur Paris. Les étoiles jaunissent sur les poitrines. J'attendrai des jours meilleurs pour sortir mon viseur.


    "La conjoncture historique qui rendait ces plans meurtriers réalisables n’existe plus ici et maintenant. Peut-être ne peut-elle exister qu’une seule fois. Mais la pensée conceptuelle qui fit du génocide l’instrument “sensé” d’une planification politique des structures et du développement reste toujours actuelle."
    Götz Aly et Susanne Heim, Les Précurseurs de l’extermination
    http://www.monde-diplomatique.fr/livre/shoah/chapitre

     


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  • Eh David
    Il est où ton putain
    De bar à whisky
    Je vais mourir avant

    Je te le dis
    J'ai déjà trop bu
    Elle est où l'entrée
    De cette foutue bouteille

    Eh Jim
    Pourquoi tu pisses
    En chantant
    Tu vas où clopinant

    On va tous mourir
    Viens vite la chercher
    Ma petite mort
    Dans ta bouche

    He Janis
    Mauvaise fille
    Montre-moi le chemin
    Le vieux Charles est perdu en hiver

     


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  • He, réveillez-vous
    Le taxi est à sec
    Les snippers visent juste
    Découvrez-vous

    Doigt dressé
    Votre honneur
    Au bout de leurs tirs
    Les héros se dressent

    Passe-moi ta blonde
    Que je la fume
    Jusqu'au bout
    Cercles de bataille

    Tous les guerriers
    Des temps modernes
    Ont la même gueule
    Cassée de la grande guerre

    La liberté et la mort
    Enrage guerrier
    Le colonel est grillé
    Alors, que son monde tombe

    L'Histoire est à tes côtés
    Putain de garce, mon gars
    Elle nous a bien oubliés
    On revient morts-vivants.


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  • L'homme qui a vendu
    Le monde t'est apparu
    Depuis son autre vie
    Il fantôme

    La tour de verre
    Dans un éclat
    A explosé
    Effondrement

    Dans son costume noir
    Maculé de sang
    Il s'est relevé
    Je l'ai vu s'éloigner

    Pas tranquille
    Démarche de killer
    Sur la crète du jour
    Je le vois encore

    Ce n'est pas un mirage
    N'oublie pas
    L'homme qui a vendu le monde
    Peut revenir


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