• Elle est née de de l'écume
    Elle lèche la petite goutte
    Elle pose sa joue à mon ventre

    J'entre en elle
    Je me dissous
    Je parcours des mondes lumineux

    Ainsi parlaient nos corps
    Flottant dans le silence de l'espace
    Nos souffles fondus l'un à l'autre

    Nous tombons au lointain
    Les secondes s'étalent en siècles
    Dans le rectangle du lit

    Nous rejoignons ce cercle
    Infini de l'éternel recommencement
    Comme un fœtus lové en océanique.


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  • J'ai pour vous
    Ce que personne ne peut atteindre

    Jusqu'à mon dernier souffle
    Ce quelque chose qui vous appartient
    Me retient à vous
    Ce quelque chose que j'ai déposé
    A vos pieds
    Que je ne sais nommer
    Ame ou identité
    Je vous l'ai offert
    Pour l'éternité

    À l'écho de vos pas
    Renaissent incessantes
    Les traces de cette attraction
    Ni amour ni désir
    Vivace effarement
    Qui monte de vos reins
    À vos paumes
    Creux dénudés d'oubli
    Courbes habitées
    De tous mes égarements

    À votre dernier regard
    Est éclos un souffle au cœur
    Ma vie depuis s'est dilatée
    De vous
    Jour après jour
    S'effacent mes contours
    Se drapent mes inspirations
    Trou noir stellaire
    Vous attirez mes mouvements
    De corps démembré et d'esprit consumé

    A l'ombre de vos lumières
    S'allonge ma tête noire
    J'ai fait de ma vie un souffle
    Au croisement de nos routes
    Ni crucifixion, ni abandon.
    J'ai pour vous
    Ce que personne ne peut atteindre,
    Pas même moi.


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  • Bat à mon coeur une sourde angoisse
    de celle qui flotte
    se heurte à la cage du corps
    toc toc

    J'enverrai à l'inconnu une lettre
    mais la ruelle est trop sombre
    le clair de lune s'est évaporé
    au nuage de la nuit

    J'ai le coeur mal armé
    pour répondre au beau
    de l'air, de l'air
    quitter le voyage dans le passé

    Je suis le fou de malaise
    immature dans la neige
    mes pas se fondent
    au lointain mariage de Lyon

    Revoir la lune rousse
    au bord du Léman
    et saluer la légende
    de la troisième colombe

    Pan en rut rue aux Paneuropéens
    ses coups de sabot
    frappent à leur mélancolie
    de fin de monde.

    Toc-toc

     


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  • Si bien, si bon, ce matin quand le soleil du printemps...
    Si bien, si bon, ce matin quand le monde s'enrage...
    Si bien, si bon, à quoi bon ces querelles quand il suffit d'une silhouette
    Si bien, si bon, même les voiles ce matin, je leur souris

    Si bien, si bon, je savais que ça viendrait
    Si bien, si bon, ce monde d'hommes appartient à la lune
    Et je mettrai des épices et du miel
    Au creux de mes reins

    Je ferai encore des erreurs
    Quand dans tes bras tu me tiendras serrée
    Parce que la flèche de l'enfant dieu fait mal
    Si bon, si mal.


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