• A la mère morte



    Tu ne m'as jamais quittée
    dans ce blanc vide ignoré
    ton apparence se niche
    fantomale empreinte proche
    en des lointains trop enfouis
    pour nourrir au jour ma vie

    quoi t'aurais-je reconnue
    toi que je n'ai pas connue

    J'ai croisé des amours vives
    qui me portaient sur leurs rives
    d'autres qui m'ont abîmée
    dans leurs gouffres enflammés
    dans mes jours et dans mes nuits
    j'ai perdu mon seul appui

    quoi t'aurais-je reconnue
    toi que je n'ai pas connue

    tu me traversais sans cesse
    silencieuse tendresse
    inconnaissance des mots
    absorbés dans un halo
    je sais jusqu'à mon trépas
    tu ne me quitteras pas

    enfin je t'ai reconnue
    toi que je n'ai pas connue

     


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