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Il a posé la valise lourde sur le siège
De la salle d'attente enfumée.
Quelques instants il a retenu la main
Sur le couvercle granuleux
La poubelle ouverte puait
Le matin était froid
Il a regardé les visages autour de lui.
Des visages gras, des visages fatigués,
Gris, gris,
Et il n'a pas eu peur
Il les voyait avec leur vide
Derrière leur masque de souffrance
L'indifférence a soulevé sa main lourde
Le premier train après la nuit
Est entré dans la gare.
L'explosion a crevé les masques
Il n'était pas parti assez tôt
Sa main crevée gisait
A côté de la valise noire
Ouverte.
Publié par felixmartin à 22:09:05 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) | Permaliens
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