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Pourquoi me hissai-je dans ce trou,
Impressionnant cachot qui m’oppresse,
Infini tunnel rempli de fous
Qui me frôlent, me touchent, me pressent ?
Sans cesse, des marches se déroulent
Etranges serpents morts qui étranglent
L’unique issue loin de cette foule
Qui surgit, ricanante, à tout angle.
Soudain une froide nuit embrasse
Mon corps. Et ma prison sans barreaux
Se resserre sur mon âme lasse,
Blessée par un injuste bourreau.
Sa lâche mission est de masquer
A mes yeux voilés la lumière
De l’ailleurs, faible lueur traquée
Par cet être aux gestes de pierre.
Mon cœur éprouvé je sens fléchir,
L’espoir le délaisse et naît la peur
Je cherche à fuir ce songe, à franchir
La frontière qui mène au bonheur.
Publié par felixmartin à 21:47:34 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) | Permaliens
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