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<< Effroi | Dieu, le fils, le prophète | Sourire de Bouddha >>
Dieu, en son lointain
L'œil morne, l'œil noir, l'œil désir
Tout à la fois souffle
La brume des paysages harmonieux,
L'écume de la mer en furie,
Le corps nu des amants.
Sur la croix haute, il souffre
Est-ce un gémissement
Ou un ultime abandon ?
Ses lèvres sourient, sèches
Et son corps tombe en gouttelettes de vie
La mort lente s'approprie son âme.
Le prophète a emporté la lumière
Eternelle de ses yeux.
Il n'a pas laissé à la foule
Le temps de toucher du doigt
L'éternité
Il l'a emportée sur sa colonne vide.
Publié par felixmartin à 22:31:35 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) | Permaliens
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