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<< Les jours sans noms | Le grand instant | Jour après jour >>
Le grand instant était advenu
Alors qu'il traversait le pont
Au-dessus du fleuve
Roulant sa froide caresse.
Le défilé des rapides nuages
En leur lointain
Ouvraient des passages de félicité incongrue
Des libertés asphyxiées.
Il avait traversé tout l'univers
Quand il posa le pied sur l'autre rive
Un grand oiseau noir flotta
Et son cri fendit tous les mondes
Abattus.
L'home frappé s'agenouilla
En pleurs et reconnut sa misère
Jamais oubliée.
Dans un dernier sursaut
Il gravit la montagne sacrée
Pour gagner l'apaisement
Ou pour tomber dans quel dernier abîme.
Publié par felixmartin à 22:33:19 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) | Permaliens
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