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Ce sont peut-être ceux-là les plus terribles.
Dans la nuit de deux heures
Quand la foule accusatrice des rêves a frappé.
Le cri s'écrase dans la gorge
Et le hurlement interdit se répercute à l'infini
En toute impossibilité.
Ce sont peut-être ceux-là les plus vrais,
Les mots qu'on écrit après pour apaiser.
J'étais un cri, j'écris
Dans le tremblement du matin
Avant le lever du jour
Qui tressaille là au fond
D'une cicatrice me liant au monde du néant.
J'écris, je crie pour m'évader
De moi qui existe à peine
Ou déformé par des fantasmes impuissants.
Ecrire toute la nuit
Le matin ne viendra pas plus vite
Le malentendu s'est tissé solide
ouvrir le livre du futur et oublier.
Toute la nuit j'ai dansé dans les lumières,
J'ai jeté par les fenêtres les mots.
Les mots par les fenêtres.
Au petit matin, j'étais ivre,
étourdie au bras d'un inconnu sans joie.
Sur le trottoir les mots se sont dressés,
ils se sont dépliés et m'ont appelée.
Ils ont repris possession de moi
et ne cessent de défiler leurs histoires de mots.
Publié par felixmartin à 22:51:09 dans Poésies lointaines | Commentaires (1) | Permaliens
21-03-2007 12:15
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