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Les contes de fées me font souffrir. Quand ils se réalisent, je souffre encore. Absurde, lui ai-je répondu. Les contes de fées n'existent pas. Un soir de sombre désespoir, tu ne m'as pas secourue. J'ai décidée de ne plus me préoccuper de toi. Elle a ajouté : je renonce à mes illusions. Le désespoir devait être intense, en tout cas il était sombre. Elle était jeune, elle avait des illusions. Notre relation appartient au passé, m'a-t-elle déclaré. C'était hier. Elle m'épuise avec ses phrases d'enfant. Elle me fait sourire aussi. J'aime bien mieux la caresser. Je suis trop sentimental, voluptueux mais sentimental. Je l'attends en début de soirée dans un café au bord de la Nationale 7 qui remonte d'Antibes. Un Africain est entré pour vendre des babioles brillantes. Je pourrais lui faire un cadeau, ce serait romantique. Elle aime ce qui est romantique. Je lui ai acheté le collier le plus brillant. Je me souviens que les ancêtres de ce Black étaient échangés contre les mêmes babioles. Triangle. Je pourrais être son esclave. Elle ne le sait pas. C'est une petite femme de mauvaise vie qui m'enjôle. J'attends ma petite femme. Elle ne sera pas en retard. Je n'aime pas ses retards. J'attends et je n'attends pas l'été et ses orages.
Publié par felixmartin à 22:50:02 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens
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