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Je ne me suis jamais posé
Tourbillon
Comme pavillon
Trop facilement aimé
Mal épris
J'accrocherai des peaux
Au rocher
Eternel ignorant
Jusqu'à ce que je te reconnaisse
Dans la mémoire du fleuve
Tes voiles m'attachent
Je me suis détaché jadis
Moi l'insatisfait
Au dernier jour
Je reviens vers toi
Trop tard
Le tourbillon de la vie
T'emporte au loin
Pas trop loin
La vie n'est pas une tragédie
Sinon je vogue
Ne cherche pas le désespoir
Dans mon regard
Je suis trop vieux
Pour cette inélégance
La jeunesse ne compose pas
La vieillesse a accepté
Depuis longtemps
La vie et sa mélancolie
La vieillesse depuis longtemps
Guette avec lucidité
La passion du désir
Comme un mystique
En prière.
Publié par felixmartin à 23:05:26 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens
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