COVALEJE
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La fontaine
et ses pleurs avaient le goût d'un lied,
L'Autriche
dans ses meilleurs accents
Avant le
bruit des bottes,
Seulement
le vent dans ses forêts noires.
Retour dans
ce pays d'avant
La dévastation.
Il a
suffi de votre présence fragile,
Oublieuse
de notre siècle désordonné.
Je vous
devine aux bords d'abruptes parois
Fixant l'horizon
d'un lointain sacré
Humant les
airs bleus des Alpes.
Vos
solitaires parcours me couvrent
D'un
apaisement nouveau
Fidèle à
d'anciens serments oubliés.
Eh quoi votre
grammaire du cœur
Se compose
d'accents harmoniques,
candides et si charmants !
J'avoue,
vous me troublez,
Comme la
pierre sur l'eau
Dessine des
ondes infinies.
Sur quelle
rive échoueront leurs cercles ?
Sauront-ils
m'atteindre au plus profond
Pour éveiller
l'écho d'émois perdus ?
Illustration : Lord Elgin captif étude plâtrePaul Marandon http://www.paulmarandon.com/
Publié par felixmartin à 17:13:36 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens