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Fontaine | 19 avril 2008

La fontaine et ses pleurs avaient le goût d'un lied,
L'Autriche dans ses meilleurs accents
Avant le bruit des bottes,
Seulement le vent dans ses forêts noires.
Retour dans ce pays d'avant
La dévastation.
Il a suffi de votre présence fragile,
Oublieuse de notre siècle désordonné.
Je vous devine aux bords d'abruptes parois
Fixant l'horizon d'un lointain sacré
Humant les airs bleus des Alpes.
Vos solitaires parcours me couvrent
D'un apaisement nouveau
Fidèle à d'anciens serments oubliés.
Eh quoi votre grammaire du cœur
Se compose d'accents harmoniques,
candides et si charmants !
J'avoue, vous me troublez,
Comme la pierre sur l'eau
Dessine des ondes infinies.
Sur quelle rive échoueront leurs cercles ?
Sauront-ils m'atteindre au plus profond
Pour éveiller l'écho d'émois perdus ?

 

Illustration :
Lord Elgin captif étude plâtre
Paul Marandon
http://www.paulmarandon.com/

 

Publié par felixmartin à 17:13:36 dans Nuits blanches | Commentaires (0) |

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