
Elle est née de de l'écume
Elle lèche la petite goutte
Elle pose sa joue à mon ventre
J'entre en elle
Je me dissous
Je parcours des mondes lumineux
Ainsi parlaient nos corps
Flottant dans le silence de l'espace
Nos souffles fondus l'un à l'autre
Nous tombons au lointain
Les secondes s'étalent en siècles
Dans le rectangle du lit
Nous rejoignons ce cercle
Infini de l'éternel recommencement
Comme un fœtus lové en océanique.
Publié par felixmartin à 22:54:46 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens
J'ai pour vous
Ce que personne ne peut atteindre
Jusqu'à mon dernier souffle
Ce quelque chose qui vous appartient
Me retient à vous
Ce quelque chose que j'ai déposé
A vos pieds
Que je ne sais nommer
Ame ou identité
Je vous l'ai offert
Pour l'éternité
À l'écho de vos pas
Renaissent incessantes
Les traces de cette attraction
Ni amour ni désir
Vivace effarement
Qui monte de vos reins
À vos paumes
Creux dénudés d'oubli
Courbes habitées
De tous mes égarements
À votre dernier regard
Est éclos un souffle au cœur
Ma vie depuis s'est dilatée
De vous
Jour après jour
S'effacent mes contours
Se drapent mes inspirations
Trou noir stellaire
Vous attirez mes mouvements
De corps démembré et d'esprit consumé
A l'ombre de vos lumières
S'allonge ma tête noire
J'ai fait de ma vie un souffle
Au croisement de nos routes
Ni crucifixion, ni abandon.
J'ai pour vous
Ce que personne ne peut atteindre,
Pas même moi.
Publié par felixmartin à 17:43:05 dans A la façon de | Commentaires (0) | Permaliens
Bat à mon coeur une sourde angoisse
de celle qui flotte
se heurte à la cage du corps
toc toc
J'enverrai à l'inconnu une lettre
mais la ruelle est trop sombre
le clair de lune s'est évaporé
au nuage de la nuit
J'ai le coeur mal armé
pour répondre au beau
de l'air, de l'air
quitter le voyage dans le passé
Je suis le fou de malaise
immature dans la neige
mes pas se fondent
au lointain mariage de Lyon
Revoir la lune rousse
au bord du Léman
et saluer la légende
de la troisième colombe
Pan en rut rue aux Paneuropéens
ses coups de sabot
frappent à leur mélancolie
de fin de monde.
Toc-toc
Publié par felixmartin à 15:17:09 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens
Si bien, si bon, ce matin quand le soleil du printemps...
Si bien, si bon, ce matin quand le monde s'enrage...
Si bien, si bon, à quoi bon ces querelles quand il suffit d'une silhouette
Si bien, si bon, même les voiles ce matin, je leur souris
Si bien, si bon, je savais que ça viendrait
Si bien, si bon, ce monde d'hommes appartient à la lune
Et je mettrai des épices et du miel
Au creux de mes reins
Je ferai encore des erreurs
Quand dans tes bras tu me tiendras serrée
Parce que la flèche de l'enfant dieu fait mal
Si bon, si mal.
Publié par felixmartin à 11:51:10 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens
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