<< Ecrire | Le baiser | Poupée russe >>
Je ne savais pas ce que ton baiser balbutiait
Je sentais que ton baiser inventait un langage
Je ne savais pas ce que ton baiser goûtait
Je sentais que ton baiser m'ouvrait à des mondes inconnus
Ton baiser aurait tendu l'arc d'Ulysse
Ton baiser aurait nourri l'arche de Noé
Ton baiser aurait rompu les trahisons de Judas
Ton baiser aurait porté le Christ à la passion
Quel est ce frisson qui parcourt ma peau
Quelle est cette ivresse qui ignore les funestes drogues
Quelle est cette apesanteur qui se transmet à mon corps
Quelle est cette force qui évanouit mes pensées
Je m'abandonne à ton chaud frisson
Je m'ennivre à la respiration de ta bouche
Je voyage au coeur de ton baiser
Je m'anéantis à ta force délicate
Peut-on décrire la création d'une étoile
Peut-on saisir l'origine du monde
Peut-on croire en l'éternité des temps
Pourtant ton baiser s'est accompli
Nous avons partagé un baiser.
Illust. : Edward Munch Le baiser
Publié par felixmartin à 23:08:12 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens
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