Celle qui roule
Celle qu'on lance
Celle qu'on étreint
Dans le froid du parc.
Celle qu'on accroche au cou
Pour s'engloutir dans les abîmes d'eau
Celle qu'on enroule dans la main
Comme un chapelet
Celle qu'on sculpte
comme le marbre de Pygmalion
Celle qu'on agrippe
Comme la paroi de la falaise
Celle qui nous fait un croche-pied
Dans les chemins de vie
Et la pierre
Qui irradie
Qui vous enflamme
Qui vous transporte
Qui vous attache
Pour longtemps avec son goût des paradis.
illustration : Le torse, de Tanguy Boisson, de la France
Publié par felixmartin à 19:57:29 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens
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