Le drapeau noir de la Crète est planté dans ma tête.
J'aimerais une révolution, une guerre, la famine, le viol et la résistance
plutôt que cette incroyable douceur de vivre.
Et pourtant je l'aime beaucoup cette vie.
Comme on aime l'absolu de la folie.
Comme on aimerait Van Gogh. De loin.
Le laissant reposer au vent de ses toiles, regardant les couleurs de sa palette, caressant sa joue.
Je l'aime comme j'aurais pu l'aimer s'il avait été moins fou.
Je l'aimerais entièrement mais j'ai oublié que son entier est ailleurs.
Mon avidité affronte son retrait permanent des choses, sa quête l'entraîne vers ailleurs loin de ma vie trop molle.
J'aimerais une révolution, une guerre...
Le drapeau noir de la Crète est planté dans ma tête.
Publié par felixmartin à 10:59:02 dans Grèce | Commentaires (0) | Permaliens

Marcello - Les femmes sont devenues folles.
Robert - C'est elles qui font les mômes.
Marcello - Elles les veulent pour elles.
Robert - Disons qu'on n'a rien fait pour les en empêcher. Nos pères ramenaient l'argent à la maison, ils avaient la paix. Les enfants grandissaient dans les jupons de leurs mères, les hommes allaient au bordel pour le fun, et le monde roulait.
Marcello - C'est la faute au lave-vaisselle...
Robert - Quel lave-vaisselle ?
Marcello - Eh bien, la vaisselle, la lessive, tout est facile, les femmes ont gagné du temps. Elles sont allées à l'usine.
Robert - Elles sont allées à l'usine quand nos grands-pères sont morts dans les tranchées de 14.
Marcello - Oui, mais quand il n'y avait pas le lave-vaisselle, elles travaillaient, elles s'occupaient des mômes, elles faisaient les vaisselles, les lessives, et tout allait bien. Aujourd'hui elles ont le temps de penser à elles.
Robert - Et de nous voir tels que nous sommes.
Marcello - On a rien vu venir. Enfin si, on a eu le chômage, les petits boulots. On n'était plus les maîtres. Et on a continué à rien foutre à la maison puisqu'elles avaient le lave-vaisselle et le lave-linge en prime.
Robert - Non, là t'exagère, moi je range la vaisselle propre, j'étends le linge. Je fais même les courses au supermarché.
Marcello - Tout irait bien s'il n'y avait pas les enfants. Parce qu'elles veulent plus nous les rendre quand elles nous quittent.
Robert - Plus j'y songe, plus je pense que c'est Martin qui a eu raison.
Marcello - Ouais, cette vieille folle nous a eu avec ses seins silliconnés. N'empêche, elle a eu la garde des enfants, je me demande si elle a fait une pipe au juge pour en arriver là.
Robert - Le lave-vaisselle ! Marcello tu es un génie ! Rappelle-moi : le concept d'entropie, c'est bien la mesure du désordre et de l'incertitude qui augmentent toujours spontanément ?
Publié par felixmartin à 23:04:17 dans Diablogg | Commentaires (0) | Permaliens

Publié par felixmartin à 20:55:13 dans Nouvelles d'hier | Commentaires (0) | Permaliens
à suivre sur
http://greekcrisisnow.blogspot.fr/

« Respirez librement, respirez enfin librement, c'est la prise de la Bastille du bipartisme, l'effondrement du système collaborationniste du PASOK et de la Nouvelle Démocratie. Ce n'est qu'un début, les forces du Mémorandum, les forces de l'occupation ont été délégitimées par le vote du peuple. Nous avons résisté à la guerre économique et psychologique, nous n'avons plus peur du chantage, car le peuple grec sait désormais que les sommes prétendument prêtées à la Grèce dans le cadre des accords illégaux passés avec la Troïka, iront dans les poches de ces rapaces des marchés et aux banques. Nous pouvons désormais les menacer, et c'est aussi un message adressé à la chancellerie de Berlin. Le cobaye a bougé, il a crié, il a dit « Non ». Si finalement ils décident notre dynamitage, nous dynamiterons aussitôt toute la zone euro. Nos agents au Ministère de l'économie, vomissent chaque jour davantage la présence des contrôleurs Allemands au sein de leurs services. Les Allemands sont encore là, mais ils partiront par un vol direct Lufthansa, au départ de l'aéroport d'Athènes. Par la même occasion, tous les médias contrôlés par les armateurs ou par les promoteurs BTP, viennent de recevoir aussi une raclée historique, les peuple a préféré les ignorer. Il ont été délégitimés, ainsi que toute la politique du Mémorandum avec, bon débarras, la lutte continue. »
Publié par felixmartin à 11:03:52 dans A la façon de | Commentaires (0) | Permaliens

Publié par felixmartin à 17:47:02 dans Nuits blanches | Commentaires (2) | Permaliens
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