• Dieu, le fils, le prophète

    Dieu, en son lointain
    L'œil morne, l'œil noir, l'œil désir
    Tout à la fois souffle
    La brume des paysages harmonieux,
    L'écume de la mer en furie,
    Le corps nu des amants.

    Sur la croix haute, il souffre
    Est-ce un gémissement
    Ou un ultime abandon ?
    Ses lèvres sourient, sèches
    Et son corps tombe en gouttelettes de vie
    La mort lente s'approprie son âme.

    Le prophète a emporté la lumière
    Eternelle de ses yeux.
    Il n'a pas laissé à la foule
    Le temps de toucher du doigt
    L'éternité
    Il l'a emportée sur sa colonne vide.


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :