• Ecoutez la force du poète... Vingt ans d'absence, Ulysse revient Pénélope le voit et ne le reconnait pas, ou plutôt elle refuse de le reconnaître. ce n'est pas qu'elle doute de l'image, qu'il soit mendiant ou habillé en roi, elle sait bien qu'Ulysse se tient devant elle, sa conscience n'est pas troublée, ce qu'elle cherche à voir et à entendre, ce n'est pas la réalité d'Ulysse entrant dans le palais, ce n'est pas les mots qu'il prononce : "je suis Ulysse, le roi d'Ithaque, ton époux, le père de Télémaque, le fils de Laërte." ce qu'elle cherche à éprouver, est-ce bien celui-là qui l'a aimée, est-ce bien le même ? Elle cherche à retrouver le lien qui les a unis dans le passé lointain. Vingt ans ont passé, Ulysse est nécessairement différent. Elle attend un signe qui dirait : "Oui, je suis Ulysse, je reviens chez moi." Elle met à l'épreuve Ulysse pour obtenir la preuve qu'il est bien revenu, qu'il lui est bien revenu. Il suffit d'un lit, attaché aux racines d'un olivier pour qu'Ulysse enfin prononce l'aveu de son retour : "je suis ici, maintenant, revenu." La nuit peut les lier de nouveau, amants aimants, comme jadis. La patience de Pénélope, comme les racines de l'olivier.

     


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  • L’été sur une île bleue
    La voix du vent file dans les ruelles,
    Chasse la poussière,
    Nous colle l’un à l’autre.
    A l’unisson nous oublions le monde
    Sous son rempart tourbillonnant.
    La colonne de marbre épouse
    Le tumulte de la baie gémissante.
    Les barques tentent d’échapper
    Au souffle qui murmure à l’amour.

    Dans ce pays glorieux qui sent les pins
    Essoufflés de chaleur, hantés par les cigales,
    Nos empreintes s’accordent
    Sur les plages jaunes
    Qui entrecroisent
    Passé, présent, avenir
    Quand passent le vieil homme et son âne
    Près de nos corps jeunes et nus.

    Dans le battement des jours païens
    Le vent courbe nos rires
    Et pour l’impressionner tu fronces ton sourcil
    Nous rions plus fort
    Sous les oliviers bruissants
    Quand les cigales chanteuses le soir venu
    Se sont tues.
    Vêtu de blanc en sandales rouges
    Aux ailes invisibles et démarche de félin,
    Tu oscilles, jeune chat dans le jour chaud,
    Fauve endormi au soupir de la lune.

    Dans la chambre flotte
    L’odeur suave de l’amour
    Tes mains tremblantes ont le pouvoir infini
    De couvrir mon corps de perles
    Sur ma joue se balance ta tresse brune
    Tu suces mes doigts effarouchés
    et ta main gravit mon corps.
    Le vent suspend sa course
    et invente l’arc-en-ciel.


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  • Grèce, pays éternel, sous la lune orange
    Grèce, recueil d'infini aux visages d'ange
    Grèce qui te cache dans tes rêves voilés
    Grèce qui voyage dans tes bateaux ailés.

    Tes paysages chauds aux odeurs de jasmin,
    Tes pierres blanches se sont gravés sans fin
    Dans l'esprit du monde comblé d'éternité
    Où s'enfuit toute trace d'intranquillité.

    Grèce, en cheminant sur tes anciennes voies
    Tu m'as ouvert ton âme au-delà des émois
    Ton vent de liberté caché dans tes maisons
    M'emporte dans tes champs de révolution.

    Et je m'en vais en sanglots loin de tes eaux bleues,
    De tes îles balayées par des vents frileux.
    Des jours anciens je me souviens de toi, Grèce
    Adieu à jamais, pays de ma jeunesse.


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  • Vous connaissez la légende d’Alexandre Le Grand et la fourmi ? Après avoir perdu une bataille,  Alexandre Le Grand épuisé, s’est assis sur un rocher ne sachant plus quoi faire, il remarqua alors une fourmi qui transportait un grain de blé en abordant une  pente raide et qui avait du mal à y parvenir. Après plusieurs tentatives, la fourmi réussit à franchir l'obstacle. Une leçon de persévérance et de volonté. Alexandre Le Grand se releva et fut le conquérant que nous connaissons.


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  • Katerina Peristeri (περιστέρι = colombe)

    Mon piolet a vidé la poudre de terre
    Son cercueil de marbre m’est apparu
    Etendu dans le bois épars
    Son squelette inerte respirait
    Ses orbites vidées de son regard
    Me fixaient intensément

     

    L'inconnu de la tombe

    La colombe a ouvert la terre
    Ses ailes ont frôlé la paroi de marbre
    Elle a regardé mon long squelette
    Etendu dans sa cage de bois
    A son regard sensible
    Mes yeux vides se sont emplis
    Avec elle, mon âme s’est envolée


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