• Ecoutez la force du poète... Vingt ans d'absence, Ulysse revient Pénélope le voit et ne le reconnait pas, ou plutôt elle refuse de le reconnaître. ce n'est pas qu'elle doute de l'image, qu'il soit mendiant ou habillé en roi, elle sait bien qu'Ulysse se tient devant elle, sa conscience n'est pas troublée, ce qu'elle cherche à voir et à entendre, ce n'est pas la réalité d'Ulysse entrant dans le palais, ce n'est pas les mots qu'il prononce : "je suis Ulysse, le roi d'Ithaque, ton époux, le père de Télémaque, le fils de Laërte." ce qu'elle cherche à éprouver, est-ce bien celui-là qui l'a aimée, est-ce bien le même ? Elle cherche à retrouver le lien qui les a unis dans le passé lointain. Vingt ans ont passé, Ulysse est nécessairement différent. Elle attend un signe qui dirait : "Oui, je suis Ulysse, je reviens chez moi." Elle met à l'épreuve Ulysse pour obtenir la preuve qu'il est bien revenu, qu'il lui est bien revenu. Il suffit d'un lit, attaché aux racines d'un olivier pour qu'Ulysse enfin prononce l'aveu de son retour : "je suis ici, maintenant, revenu." La nuit peut les lier de nouveau, amants aimants, comme jadis. La patience de Pénélope, comme les racines de l'olivier.

     


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  • Vous connaissez la légende d’Alexandre Le Grand et la fourmi ? Après avoir perdu une bataille,  Alexandre Le Grand épuisé, s’est assis sur un rocher ne sachant plus quoi faire, il remarqua alors une fourmi qui transportait un grain de blé en abordant une  pente raide et qui avait du mal à y parvenir. Après plusieurs tentatives, la fourmi réussit à franchir l'obstacle. Une leçon de persévérance et de volonté. Alexandre Le Grand se releva et fut le conquérant que nous connaissons.


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  • Katerina Peristeri (περιστέρι = colombe)

    Mon piolet a vidé la poudre de terre
    Son cercueil de marbre m’est apparu
    Etendu dans le bois épars
    Son squelette inerte respirait
    Ses orbites vidées de son regard
    Me fixaient intensément

     

    L'inconnu de la tombe

    La colombe a ouvert la terre
    Ses ailes ont frôlé la paroi de marbre
    Elle a regardé mon long squelette
    Etendu dans sa cage de bois
    A son regard sensible
    Mes yeux vides se sont emplis
    Avec elle, mon âme s’est envolée


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  • La robe de Vénus scintillait au-dessus de l’horizon à l’infini du ciel et des eaux chantantes.
    Sur le pont de fer je suffoquais.
    Dans le lointain, une île sombre avançait au rythme des roulis.
    J’approchais du cœur des cités fameuses,  le chant des aèdes les enveloppait.
    J’oubliais d’où je venais, j’oubliais qui j’étais, mes pieds en fusion attendaient de fouler ses plages tant louées.


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  • Le drapeau noir de la Crète est planté dans ma tête.
    J'aimerais une révolution, une guerre, la famine, le viol et la résistance
    plutôt que cette incroyable douceur de  vivre.
    Et pourtant je l'aime beaucoup cette vie.
    Comme on aime l'absolu de la folie.
    Comme on aimerait Van Gogh. De loin.
    Le laissant reposer au vent de ses toiles, regardant les couleurs de sa palette, caressant sa joue.
    Je l'aime comme j'aurais pu l'aimer s'il avait été moins fou.
    Je l'aimerais entièrement  mais j'ai oublié que son entier est ailleurs.
    Mon avidité affronte son retrait permanent des choses, sa quête l'entraîne vers ailleurs loin de ma vie trop molle.
    J'aimerais une révolution, une guerre...
    Le drapeau noir de la Crète est planté dans ma tête.


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