• Katerina Peristeri (περιστέρι = colombe)

    Mon piolet a vidé la poudre de terre
    Son cercueil de marbre m’est apparu
    Etendu dans le bois épars
    Son squelette inerte respirait
    Ses orbites vidées de son regard
    Me fixaient intensément

     

    L'inconnu de la tombe

    La colombe a ouvert la terre
    Ses ailes ont frôlé la paroi de marbre
    Elle a regardé mon long squelette
    Etendu dans sa cage de bois
    A son regard sensible
    Mes yeux vides se sont emplis
    Avec elle, mon âme s’est envolée


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  • La robe de Vénus scintillait au-dessus de l’horizon à l’infini du ciel et des eaux chantantes.
    Sur le pont de fer je suffoquais.
    Dans le lointain, une île sombre avançait au rythme des roulis.
    J’approchais du cœur des cités fameuses,  le chant des aèdes les enveloppait.
    J’oubliais d’où je venais, j’oubliais qui j’étais, mes pieds en fusion attendaient de fouler ses plages tant louées.


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  • Le drapeau noir de la Crète est planté dans ma tête.
    J'aimerais une révolution, une guerre, la famine, le viol et la résistance
    plutôt que cette incroyable douceur de  vivre.
    Et pourtant je l'aime beaucoup cette vie.
    Comme on aime l'absolu de la folie.
    Comme on aimerait Van Gogh. De loin.
    Le laissant reposer au vent de ses toiles, regardant les couleurs de sa palette, caressant sa joue.
    Je l'aime comme j'aurais pu l'aimer s'il avait été moins fou.
    Je l'aimerais entièrement  mais j'ai oublié que son entier est ailleurs.
    Mon avidité affronte son retrait permanent des choses, sa quête l'entraîne vers ailleurs loin de ma vie trop molle.
    J'aimerais une révolution, une guerre...
    Le drapeau noir de la Crète est planté dans ma tête.


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    "Se coucher contre la terre, y marcher pieds nus, comme les anciennes prophétesses de Dodone avec le bruissement du vent dans les chênes sacrés de Zeus...  pour écouter leur battement monter en moi comme un chant de grillon dans la nuit de lumière."
    Silélianos

     

    "Ta grammata, den ta xéro kal. To sioleio mou, ézo einai."
     
    "De l'instruction, je n'en ai pas beaucoup. Mon école, la voici." et le paysan montra derrière lui ses vignes dans un large mouvement du bras et de la main.
    Extrait de « En cheminant avec Hérodote", Jacques Lacarrière

    "L'âme d'un peuple ne se divise pas. Elle vit ou elle meurt. "
    Séféris


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