• Quels êtres admirables que ces Grecs. Leur existence était si heureuse qu'ils imaginaient que les dieux, pour trouver leur paradis et aimer, descendaient sur la Terre. Oui, la Terre était le paradis des dieux... Voilà ce que je veux peindre. 


    Auguste Renoir

     

     

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    Roxane, Roxane
    Approche
    Ma belle à la peau brune
    Aux odeurs moites d'Orient
    Je suis là sur la muraille
    L'aube va se lever
    Je vois déjà ses doigts rosés
    Posés sur les cimes enneigées
    Le ciel blanchit l'horizon s'ouvre
    Héphestion, Héphestion
    Approche
    Mon amant du bois sacré
    Dis-moi, qu'y a-t-il là bas
    Derrière les hautes cimes
    Quels pays, quelles plaines, quelles vallées
    Venez mes doubles
    Approchez-vous d'A
    Retenons notre souffle
    La beauté de la terre respire
    Dans vos corps mes deux amants
    Je suis tantôt Roxane
    Tantôt Héphestion
    Je ne me lasse pas de passer de vous à moi
    Mes compagnons d'âmes
    Je vous garde à moi
    Gardez-vous à moi.
    Ne vous gardez pas de moi.


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  • En juillet 1983, après avoir lu, écrit, étudié l'histoire de la Grèce et celle d'Alexandre le Grand, je décide de partir à la découverte de ce pays tant aimé sans le connaître
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    Je quitte Lyon en bus et arrive de nuit par le Nord de la Macédoine. La lune baigne de son voile d'argent les arbres et la rivière fougueuse qui sillonne à travers les montagnes. Je débarque au petit matin à Thessalonique. Je découvre la ville, mais mon périple ne s'arrête pas là, je cours rejoindre Pella, la capitale d'Alexandre le grand. Premières émotions.  Je souhaite très vite rejoindre Vergina où se situe l'antique capitale macédonienne, Aigai. Je fais du stop : une famille allemande me prend à son bord. Le père parle couramment français et s'étonne qu'une jeune Française s'intéresse à l'histoire grecque. Il me dépose à un arrêt de bus qui me conduira jusqu'à Verria, la ville la plus proche du petit village de Vergina.

    En juillet 1983, je ne sais pas que Joseph Converset, mon grand-père poilu de la guerre de 14-18, a fait la campagne d'Orient, je ne sais pas qu'il a séjourné à Verria lorsqu'il a été blessé. Je suis venue en pèlerinage pour un autre guerrier. 

    A Verria je me réfugie dans un restaurant typique ; je suis entourée de vieux Grecs qui goûtent à de savoureuses brochettes, les souvlakis. Et je déjeune comme eux. L'après-midi, je me rends à dix kilomètres de Verria auprès des ruines du palais de Vergina. Je me suis recueillie, assise  sous l'immense chêne qui se dresse sur le site.  J'ai écouté le bruissement de ses feuilles. Aucun oracle n'est parvenu jusqu'à moi. Mais l'Histoire et la légende ont si bien entrelacé leurs fils qu'aujourd'hui encore je rêve d'un guerrier et de son fils. Et le fils a dépassé le père...


    LES TRESORS DE VERGINA
    Au XIXe siècle l'ancienne Aigai, première capitale du royaume de Macédoine, fut découverte dans le nord de la Grèce à proximité de Vergina, petit village situé à 10 km de Verria et à 80 km de Thessalonique. Les plus importants vestiges sont le palais monumental à la somptueuse décoration de mosaïques et stucs peints et une série de tumulus composant une nécropole, remarquable série de tombeaux royaux au riche contenu, dont certains remontent au XIe siècle av. J.-C. Parmi les tombes royales qu'abrite le Grand Tumulus figure celle de Philippe II qui conquit l'ensemble des cités grecques, ouvrant la voie à son fils Alexandre et à l'expansion du monde hellénistique.
    En 1977, l'archéologue grec Manolis Andronicos découvre au cours de fouilles sur le site, une tombe inviolée que l'on s'accorde à considérer comme la tombe de Philippe II. Dans l'antichambre, on retrouva un sarcophage, un coffret funéraire, un goryte en or et une paire de cnémides d'inégale longueur (or Philippe II était boiteux).
    Le musée de Vergina qui abrite les fouilles de ces tombeaux est unique car il est construit à l'endroit même où étaient les tombeaux, à l'intérieur du Grand Tumulus. Le visiteur peut pénétrer dans les tombeaux et les découvrir dans leur aspect actuel.

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    Dionysos, Pella



    Les mythes ne sont pas des fables, mais des témoins de la rencontre avec le sublime.

    Walter F. Otto, Dionysos, le mythe et le culte, 1.

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  • Iran - Pasagardes
    Le tombeau de Cyrus.

    «Ô, passant, qui que tu sois et d'où que tu viennes -car je sais que tu viendras : je suis Cyrus, qui ai conquis l'Asie pour les Perses. Ne m'envie donc pas le peu de terre qui cache mon corps. »
    Epitaphe de Cyrus

    « Je suis Cyrus qui ai conquis aux Perses cet empire et régné sur l'Asie. Ne m'envie pas ce tombeau qui est ma mémoire. »
    Epitaphe de Cyrus (autre version)  

     


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