• En juillet 1983, après avoir lu, écrit, étudié l'histoire de la Grèce et celle d'Alexandre le Grand, je décide de partir à la découverte de ce pays tant aimé sans le connaître
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    Je quitte Lyon en bus et arrive de nuit par le Nord de la Macédoine. La lune baigne de son voile d'argent les arbres et la rivière fougueuse qui sillonne à travers les montagnes. Je débarque au petit matin à Thessalonique. Je découvre la ville, mais mon périple ne s'arrête pas là, je cours rejoindre Pella, la capitale d'Alexandre le grand. Premières émotions.  Je souhaite très vite rejoindre Vergina où se situe l'antique capitale macédonienne, Aigai. Je fais du stop : une famille allemande me prend à son bord. Le père parle couramment français et s'étonne qu'une jeune Française s'intéresse à l'histoire grecque. Il me dépose à un arrêt de bus qui me conduira jusqu'à Verria, la ville la plus proche du petit village de Vergina.

    En juillet 1983, je ne sais pas que Joseph Converset, mon grand-père poilu de la guerre de 14-18, a fait la campagne d'Orient, je ne sais pas qu'il a séjourné à Verria lorsqu'il a été blessé. Je suis venue en pèlerinage pour un autre guerrier. 

    A Verria je me réfugie dans un restaurant typique ; je suis entourée de vieux Grecs qui goûtent à de savoureuses brochettes, les souvlakis. Et je déjeune comme eux. L'après-midi, je me rends à dix kilomètres de Verria auprès des ruines du palais de Vergina. Je me suis recueillie, assise  sous l'immense chêne qui se dresse sur le site.  J'ai écouté le bruissement de ses feuilles. Aucun oracle n'est parvenu jusqu'à moi. Mais l'Histoire et la légende ont si bien entrelacé leurs fils qu'aujourd'hui encore je rêve d'un guerrier et de son fils. Et le fils a dépassé le père...


    LES TRESORS DE VERGINA
    Au XIXe siècle l'ancienne Aigai, première capitale du royaume de Macédoine, fut découverte dans le nord de la Grèce à proximité de Vergina, petit village situé à 10 km de Verria et à 80 km de Thessalonique. Les plus importants vestiges sont le palais monumental à la somptueuse décoration de mosaïques et stucs peints et une série de tumulus composant une nécropole, remarquable série de tombeaux royaux au riche contenu, dont certains remontent au XIe siècle av. J.-C. Parmi les tombes royales qu'abrite le Grand Tumulus figure celle de Philippe II qui conquit l'ensemble des cités grecques, ouvrant la voie à son fils Alexandre et à l'expansion du monde hellénistique.
    En 1977, l'archéologue grec Manolis Andronicos découvre au cours de fouilles sur le site, une tombe inviolée que l'on s'accorde à considérer comme la tombe de Philippe II. Dans l'antichambre, on retrouva un sarcophage, un coffret funéraire, un goryte en or et une paire de cnémides d'inégale longueur (or Philippe II était boiteux).
    Le musée de Vergina qui abrite les fouilles de ces tombeaux est unique car il est construit à l'endroit même où étaient les tombeaux, à l'intérieur du Grand Tumulus. Le visiteur peut pénétrer dans les tombeaux et les découvrir dans leur aspect actuel.

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    Dionysos, Pella



    Les mythes ne sont pas des fables, mais des témoins de la rencontre avec le sublime.

    Walter F. Otto, Dionysos, le mythe et le culte, 1.

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  • Iran - Pasagardes
    Le tombeau de Cyrus.

    «Ô, passant, qui que tu sois et d'où que tu viennes -car je sais que tu viendras : je suis Cyrus, qui ai conquis l'Asie pour les Perses. Ne m'envie donc pas le peu de terre qui cache mon corps. »
    Epitaphe de Cyrus

    « Je suis Cyrus qui ai conquis aux Perses cet empire et régné sur l'Asie. Ne m'envie pas ce tombeau qui est ma mémoire. »
    Epitaphe de Cyrus (autre version)  

     


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  • Le drapeau noir de la Crète est planté dans ma tête.

    J'aimerais une révolution, une guerre, la famine, le viol et la résistance
    plutôt que cette incroyable douceur de  vivre.
    Et pourtant je l'aime beaucoup cette vie.
    Comme on aime l'absolu de la folie.
    Comme on aimerait Van Gogh. De loin.
    Le laissant reposer au vent de ses toiles, regardant les couleurs de sa palette, caressant sa joue.
    Je l'aime comme j'aurais pu l'aimer s'il avait été moins fou.
    Je l'aimerais entièrement  mais j'ai oublié que son entier est ailleurs.
    Mon avidité affronte son retrait permanent des choses, sa quête l'entraîne vers ailleurs loin de ma vie trop molle.
    J'aimerais une révolution, une guerre...
    Le drapeau noir de la Crète est planté dans ma tête.

     


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    "Se coucher contre la terre, y marcher pieds nus, comme les anciennes prophétesses de Dodone avec le bruissement du vent dans les chênes sacrés de Zeus...  pour écouter leur battement monter en moi comme un chant de grillon dans la nuit de lumière."
    Silélianos

    "Ta grammata, den ta xéro kal.
    To sioleio mou, ézo einai. "

    "De l'instruction, je n'en ai pas beaucoup. Mon école, la voici." et le paysan montra derrière lui ses vignes dans un large mouvement du bras et de la main.
    Extrait de « En cheminant avec Hérodote », Jacques Lacarrière

    "L'âme d'un peuple ne se divise pas. Elle vit ou elle meurt. "
    Séféris


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