• LA VALISE

    Il a posé la valise lourde sur le siège
    De la salle d'attente enfumée.
    Quelques instants il a retenu la main
    Sur le couvercle granuleux
    La poubelle ouverte puait
    Le matin était froid
    Il a regardé les visages autour de lui.

    Des visages gras, des visages fatigués,
    Gris, gris,
    Et il n'a pas eu peur
    Il les voyait avec leur vide
    Derrière leur masque de souffrance
    L'indifférence a soulevé sa main lourde
    Le premier train après la nuit
    Est entré dans la gare.

    L'explosion a crevé les masques
    Il n'était pas parti assez tôt
    Sa main crevée gisait
    A côté de la valise noire
    Ouverte.


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