• Mer Egée

    Si les lettres se déboublent
    Ce n'est pas le blanc qui se détache
    C'est le noir qui évacue ses nuisibles

    Le sang des comètes en océan
    Envahit les terres en falaise
    Le sable enfin trouve sa douceur

    Et tu t'étends dans les infinis solubles
    La mémoire des ors ne suffira pas
    A captiver mon rire fantasque

    Tes plages, tes falaises, tes terres
    A tes pieds je me noie je me noie bien
    Et mille et une pages ne suffiront pas

    A ouvrir les gouffres qui éclipsent
    Nos logos déboités, le radeau
    Coccinelle sur le dos de ton lointain

    Mon socle s'effrite dans les rosées
    Il faudrait quel héros pour me sortir
    De ton bel oubli.


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