• Nuit blanche

    Je porte des talons aiguilles sur la glace, je ne peux pas glisser sur la glace si je porte des talons aiguilles. Tu te moques de moi, tendrement, en frottant ton visage à ma joue.
    Le soleil ne se couche jamais ici. Je vois sa ligne rouge à la fenêtre de mes paupières. De la nuit, de la nuit.
    Eteins la lumière de la nuit, le ciel nous guette. J'ai besoin du sombre bleu pour m'endormir. Je n'ai pas ta tranquille assurance. Un chaos habite mon cœur, mon âme tremble au désordre des jours. Je crains les atmosphères solaires, celles qui donnent des coups à fleur de peau. J'attends un crépuscule qui ne vient pas. Tu me tends mes lunettes de soleil pour chasser la confusion des sentiments.
    Au pied du cercle polaire, j'ai le vertige, quand ta rêverie s'attache à la ligne du groove solaire. Serais-tu shaman ?
    Cette nuit sans nuit, dans son cercle presque parfait, Vénus s'alignera avec le soleil. C'est pour elle que tu m'as amenée ici.
    La lune enfin se lève, réplique élégante de l'astre diurne. Vénus, soeur de la planète bleue, l'accompagne. La grande étoile balance sa course sidérale à l'envers de la course terrestre pour nous rappeler que les temps échappent aux savants.
    Vénus guide-moi dans les jours, plonge-moi dans le crépuscule et reviens avec l'aurore nouveau.
    Un animal plonge son museau à mon cou, sa chaleur me fait oublier les terreurs d'enfance.


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