• Je cours dans le désert accompagnée par deux hommes nous sommes poursuivis par des géants je me retourne, je suis seule à pouvoir voir ces monstres je jette du sable sur eux pour que mes compagnons puissent distinguer leur silhouette les géants s'effraient d'être 'visibles' et battent en retraite   nous sommes perdus dans le désert au pied du seul palmier je propose qu'on creuse un trou nous pourrions ainsi nous échapper, parvenir à un autre monde, mais la tâche est rude arrive un troisième géant mais je rassure mes compagnons celui-ci est un peu stupide, mais il va nous aider parce qu'il me connait nous lui faisons croire que sous le sable se cache un trésor et nous lui demandons de creuser à notre place   je pense que notre délivrance sera rapide hélas, le temps passe, je tiens entre mes mains un cahier aux pages blanches et les pages se mettent à tourner au gré du vent
    mille pages avant notre délivrance
    fin du rêve

     


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    Dans les jours de solitude, j'apprivoise la solitude, ou bien est-ce elle qui m'apprivoise ? Au fil des heures, elle devient une amie, une confidente. Silencieuse et respectueuse.

    Avec la solitude, j'écoute le battement des contradictions. Je peux oser mille perversions et elle m'excuse d'un sourire pour ces errements, ces passions nées du mouvement oscillatoire d'un moucheron attiré par la lumière, ou de la lumière elle-même qui tombe à mes pieds le long d'un mur blanc, ou bien encore des ces mots assemblés dans un livre par l'ivresse d'un autre.

    Avec la solitude, j'écoute le silence. Il donne un contour à l'espace qui m'environne, la solitude le peuple.

    Un martèlement bref à mon cœur n'est autre que Narcisse qui s'effleure et se brise. Rien d'autre. La douleur de soi à soi demeure au coin des lèvres quand une odeur survient ou quand un bruit furtif accompagne mes pas et que je me retourne. Derrière, il n'y a rien, cette odeur n'appartient à personne. On regarde la plaie pour en avouer la réalité.

    Les jours de solitude sont étonnants de vérités. Comme un mot qui sonne juste à un moment précis. La découverte -par soi-même- de la réalité est un vertige, une quête mystique. On rencontre la réalité comme on rencontre dieu : face à elle son se sent désarmé, trop petit pour la contempler, trop ignorant pour en connaître la profondeur. Dieu serait la réalité qui nous entoure, qui habite l'espace entre moi et les autres, entre moi et le monde ? La réalité crée les espaces, liens invisibles, dressés les uns contre les autres. Ne pas perdre les liens qui nous attachent à la réalité.

    Jusqu'à perdre l'idée d'aimer. Non pas aimer pour éviter la solitude, non pas aimer pour quelque chose, seulement pour le plaisir de sentir l'autre, d'être dans le même espace ou encore que l'espace soit absout. Peau à peau.


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  •  Chut je l'entends qui approche
    Quel philtre puissant m'a-t-elle laissé boire
    Je tremble ce n'est pas de froid
    Juste dans l'attente de son premier baiser
    Je n'ai rien d'autre à faire
    Qu'à m'étendre dans un cercueil de pierre
    Je pourrais bien m'assoiffer à son cou
    Si elle me laisse faire
    Je gravis sans cesse
    La colline qui me conduit
    A son vermeil sommeil

    Traverser son palais silencieux
    Aux dormants de mille ans
    Assoupir un vieil eunuque
    Pour l'approcher
    Toucher ses voiles aimés
    Désirés
    Dans mon costume de bête
    J'apprivoise ma belle
    La pulsation des étoiles
    Dans mon cœur ensorcelé
    Cadence ma soudaine passion
    L'un après l'autre, je détache les pétales
    De son destin
    Entre mes mains moites
    D'impudeur
    Mes soupirs n'ont rien de chastes
    Des râles sans doute
    Ou des cris de loup
    Dans la prairie à la voûte tiède.
    Le son de sa voix est déjà une tempête
    Mon tapis de mots n'est pas assez volant
    Pour rejoindre sa couche
    Je convoite son regard du haut de ma tour
    J'incline ma chevelure alourdie
    Autour de sa nuque superbe
     Si doux entre mes doigts
    Je tiens le soulier de vair
    Je la chausserai pour la connaître enfin.


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  • Dionysos, dieu du désir pulsionnel assumé
    divisé par le Diable, dieu déchu du plaisir détourné
    reste La Croix
    Et cloué à cette croix l'Homme devenu dieu
    au nom de l'amour

    La bergère violée à la margelle du puits
    divisé par la courtisane poudrée de séductions
    reste l'Ecume
    Et baignée à cette écume Aphrodite libère
    au goût de l'amour

    Le Guerrier, survivant des combats
    divisé par l'entêtée, au coeur rayonnant
    reste Le Philtre
    Et à ce philtre les Amants éternels boivent
    au partage de l'amour

     


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  • Quand le mur est tombé
    Ils ont glissé leurs ongles
    sales dans mes cheveux
    j'ai hurlé leurs cris ensevelis
    La foule a continué
    à fêter la liberté.


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