• Mon amour est si doux que Déméter y retrouverait sa fille.
    Mon amour est si puissant qu'Arthur y a forgé son épée.
    Mon amour est si éclatant que Joe Star y accroche son sourire.
    Mon amour est si violent que le Krakatoa y fume encore.
    Mon amour est si profond que le philosophe a perdu la raison.
    Mon amour est si éternel que Dieu y a cloné plusieurs fois son fils.
    Mon amour est si timbré que tes pas y résonnent.<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p><o:p> </o:p>

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  •   

     

    Il monte des escaliers,

    Il traverse une rue,

    Il est assis dans un train en marche,

    Il lit un journal.

    Il tient dans sa main

    Son visage penché.

    Il regarde au dehors

    La lumière des jours de pluie.

    Il s'éloigne
    Sous l'alignement des peupliers dénudés.

     

     

    Photo : Yves-Marie JACOB
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  • Dans les jardins du palais
    Les courtisanes l'entouraient
    Cela ne lui suffisait pas
    Il lui fallait séduire
    L'ultime qui résistait.

    L'inconstant persévérait,
    Lui lançait des paroles de feu
    Des mots aux cages dorées.

    Combien de mille nuits
    Saurait-elle se refuser
    Jusqu'au ravissement final
    Où l'ultime deviendrait la première ?

    Elle y mit une condition
    Etre l'unique.
    L'infidèle promit
    mais souvent l'amour varie.


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  • J'ai connu l'Eldorado 

    Du temps de ta silhouette
     Au matin de ma vie 

    Et je t'ai oublié
    Il fallait bien courir les vies.
    Et je t'ai trahi
    Il fallait bien border les lits.

    Tu m'as attendue,
    Les murs de pierre s'en souviennent
    Ils chuchotent tes paroles collées

    J'ai conservé dans mes coffres
    des lambeaux de toi
    Comment tout cela finira-t-il ?
     


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  • Ton vieil amour

    C'est ta bouche et pourtant ce n'est pas elle qui a crié
    C'est ton ombre qui a crié derrière ta bouche
    Je sais maintenant pourquoi elle est aussi funèbre
    Toutes tes nuits tu tiens tes corps en apesanteur
    Vois comme ton passé tremble, une vie terrible
    Se glisse par tes veines. Tu t'es dépossédée.
    Va savoir qui tu vas tuer ou trahir
    Avant de te réveiller dans l'inconnaissance
    Tu as amassé des passants qui t'ont rendue humide
    Je suis parti et revenu
    Ce frissonnement sur la page en est le signe. Ô va, va-t-en
    A tout moment maintenant je peux entendre ton sanglot
    Si tu es proche, renonces-y. Va. Je t'attends.
    Si je ne te revois pas maintenant, cela voudra dire jamais
    Je t'ai guetté toute ma vie et il se peut
    Que ta coupe ne retienne plus mes joies.


    C.


    Le vieil homme

    C'est sa bouche et pourtant ce n'est pas elle qui a crié,
    C'est cette ombre qui a crié derrière sa bouche ;
    Je sais maintenant pourquoi elle a été si hébétée
    Tout le jour et pourquoi elle a des yeux appesantis.
    Vois comme elle frissonne à présent, une vie terrible
    Se glisse par ses veines. Elle est possédée.
    Allez savoir qui elle va tuer ou trahir
    Avant de se réveiller dans l'ignorance de tout
    Et d'amasser les feuilles. Mais elles seront humides ;
    L'eau sera venue et repartie ;
    Ce frissonnement en est le signe. Ô va, va-t'en,
    À tout moment maintenant je peux entendre son glouglou.
    Si tu es bon, renonces-y. Va. Je suis vieux,
    Si je n'en bois pas maintenant, cela voudra dire jamais
    Je l'ai guettée toute ma vie et il se peut
    Qu'il n en jaillisse qu'une petite coupe.

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    Yeats

     

     


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