COVALEJE
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Ce chuchotement venu des pierres lorsque tu longes le mur
Tout artiste qui aspire au vrai, au bien et au beau comme objet ultime de sa quête est fatalement hanté par le désir de forcer l'accès difficile du monde des démons, et cette pensée, qu'elle soit apparente ou dissimulée, hésite entre la peur et la prière.
photo : Copyright Muriel NAJEAN de BEVERE
http://www.ballades-photographiques.com/lachaise.html
Publié par felixmartin à 21:46:32 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens
Dis, c'est quoi l'espoir ?
Est-ce que la lune espère le soleil ?
Est-ce que l'enfant espère l'amour de sa mère ?
L'attente tient lieu d'espoir
J'ai la tentation de l'espoir infini
Je me retourne et la porte s'ouvre
Je renonce à la tristesse
Dans les infinis des séparations
J'espoire que la vie est plus forte
Notre père qui êtes aux cieux
Si vous buvez notre espoir
Laissez-nous sur terre votre fils
On en prendra soin.
Lord Elgin, Paul Marandon
Publié par felixmartin à 21:27:20 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens

Blessé plusieurs fois, je lui demandai le coup de grâce.
C'est un peu triste ta fin, non ?
Attends, ce n'est pas fini
Il ne parvint jamais à me laisser mourir.
Je préfère, et ensuite ?
Eh bien, je ne sais pas
Tu es l'auteur
Oui mais je manque d'imagination
Reprenons, on est sur un champ de bataille
Sur le front d'Orient
Ah bon je croyais que c'était dans les Ardennes
Peu importe
Que se passe-t-il pour un soldat blessé ?
On le porte à l'hôpital militaire
A* traîne H* jusqu'à l'hôpital de Verria
Verria ?
Oui ça sonne bien
Quelles sont les blessures de H* ?
Il a perdu deux doigts, main gauche, par éclats d'obus,
Coup de baïonnette à l'aine.
Et le cœur ?
Ça il l'a déjà perdu, plusieurs fois
Aux bordels de la vie.
Publié par felixmartin à 21:11:52 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens

Petite pétasse
C'est quoi ta nouvelle excuse
Pour sortir de mon lit
En catimini
T'aimes bien te promener
Les nuits de pleine lune ?
Cette chanson elle a vieilli
J'suis pas ton soupirant
Petite connasse
T'en n'as pas marre d'allumer
Dans tes discothèques
Tous ces chiens qui te balancent
Avec la lune dans le caniveau
Tu crois que je vais t'attendre
Sous ton balcon ?
J'suis pas ton roméo
Fillette, fillette
Je vais y réfléchir,
tu dis ?
Y aura plus de temps
L'idiot Fédor
t'aura plantée.
Publié par felixmartin à 19:22:46 dans Nuits blanches | Commentaires (1) | Permaliens
Ils m'ont appris à rire, à chanter à la vie. Les mains dans mon corps ils m'ont appris à crier. Avec le temps, ils ont laissé mon sourire se figer, mes chants se blesser et mes cris se taire. Ils sont partis.
Je me souviens du premier qui m'a appris à marcher et qui est parti dessous la terre.Publié par felixmartin à 16:48:46 dans Souvenirs d'en France | Commentaires (0) | Permaliens
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