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Symphonie | 08 janvier 2008

Écrire en suivant les rayons du soleil
Ecrire en respirant le souffle du vent.
Changer au rythme des notes
Le rythme des mots,
Vagabonder sur la gamme,
Pianoter dans le feuillage des peupliers
Glisser son archet au fil de l'eau.

La musique s'arrêterait
Au vol des oiseaux dans le ciel.
La musique recommencerait
Au vol des oiseaux dans le ciel.
Les nuages fileraient en suivant les violons.
La musique serait les mots.

Donner à l'amour cette même douceur,
Cette légèreté divine.
Musique, aide-moi à vaincre ce rêve,
À le modeler tel le premier homme.
Musique aide-moi à donner vie à l'amour.

Symphonie, tes notes respirent
Au cœur des hommes,
Au cœur de l'humanité,
Au cœur d'un dieu peut-être.

Chacune de tes notes éveille le merveilleux
Ton rythme m'essouffle, symphonie.
Laisse reposer mon âme au fil de ton onde.

Publié par felixmartin à 22:45:55 dans Poésies lointaines | Commentaires (1) |

Désir jaune | 06 janvier 2008

Je suis dans la mort âpre.
Un dieu grimaçant coule mes jours dans sa forge.
Je ne connais pas la paix.
Passante sans nom, aucun peuple n'est le mien.
La mort, quelque temps, joue avec ma chair.
Jouisseuse et impudique, elle me pénètre de son souffle assoiffé.
Sa main caresse des émotions lointaines.
D'un trait, elle les efface. Seul, son désir jaune demeure.

Publié par felixmartin à 00:12:37 dans Nuits blanches | Commentaires (0) |

Le vague de sa robe noire (version musicale) | 04 décembre 2007

La vague de sa robe noire dans la nuit immobile danse sur ses mollets. Je l'invite à me suivre dans le bar. Elle acquiesce, avec cette indifférence absolue que je prenais pour de l'insolence et qui est sa parure, sa force unique. Derrière le masque, pas de masque. Elle choisit d'être là et n'exprime rien parce qu'elle n'a pas à dire pourquoi, ni comment elle est avec moi. Si choisir signifie encore quelque chose, aujourd'hui, elle a choisi d'entrer dans ce bar avec moi.

 

Dans le bar, d'autres clients sont assis, spontanés et insolents comme tous les gens qui fréquentent ce côté-ci de la rive. Elle les connaît, elle leur ressemble. Et pourtant elle est d'ailleurs. Nous ne parlons pas. Nous regardons autour de nous. Curieux des autres plus que de nous. Soudain, elle se met à parler très bas et longuement. Elle me raconte notre histoire. Avec les mots que j'attendais. Sans complaisance, elle en décrit tous les temps, lentement. Bien avant moi, elle en avait déroulé le sens caché.


Un homme entre qui la connaît. Il s'approche de notre table et s'assoit sans se présenter. Elle me sourit étrangement, un sourire qui signifie que tout est dit, que s'il n'y a pas d'espoir, il n'y pas non plus à en souffrir. Elle fait signe à l'homme et ils repartent ensemble. Je ne sais pas où l'homme l'entraîne, s'il est son amant, s'il lui a donné rendez-vous là. Elle part avec lui, avec le vague de sa robe qui bat ses mollets.

 

Interprète : Nicole Amann - Compositeur : Hervé Jeanson -
de
Corinne Jeanson - avec le concours du site Bonnes nouvelles
http://www.bonnesnouvelles.net/
©  2007

Publié par felixmartin à 17:04:56 dans Musicales | Commentaires (2) |

Carnavalesque | 30 novembre 2007

 Le carnaval de Venise, au son des mandolines et des flûtes, joue des farandoles ricanantes. Les carrosses, lancés au galop, -il y a des carrosses dans les rues, en cuir et en or- piétinent la foule des promeneurs travestis et l'on ne sait plus s'ils rient encore lorsque les roues les éventrent. Essoufflement, se retenir avant le vertige final.

 

Une jeune femme glisse au ralenti, ses yeux exorbités lancent des appels silencieux, son visage bascule. Elle tombe dans le vide, en apesanteur.

Publié par felixmartin à 17:12:25 dans Venise | Commentaires (0) |

Jadis | 23 novembre 2007

  Boléro

Jadis, tu m'as profondément tué
Qu'en est-il aujourd'hui de ces cicatrices
Jadis, je me suis abandonné à te guider
Qu'en est-il aujourd'hui de ces empreintes

Jadis, je t'ai profondément aimée
Qu'en est-il aujourd'hui de nos étreintes
Jadis, tu m'as abandonné à tes caprices
Qu'en est-il aujourd'hui de tes errances ?

Les fades saveurs d'aujourd'hui 
dévorent l'absolu de jadis.

 

 

 

Publié par felixmartin à 17:35:09 dans Nuits blanches | Commentaires (1) |

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