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Voie lactée | 06 mai 2007

Souviens-toi,
Par tes milliers de points d'étoiles,
Je m'accroche à ta voie lactée. 
Dans ton ciel infini, je déroule la traîne
De tes cruelles expériences.
Je t'enlace pour éloigner
Les rapaces qui t'incomprennent
et assiègent ta peau.
Ils n'auront pas ton âme.

Souviens-toi,
Dans les vieux temps,
Ils ont démembré Orphée.
Si je me retourne, Eurydice,
Ferme les yeux,
Que je ne te perde pas
Dans les couloirs du monde d'en bas.
Sois mon ombre vivante,
Accroche-toi à mes pas.

Publié par felixmartin à 16:53:07 dans Nuits blanches | Commentaires (0) |

Sanglots | 05 mai 2007

Je ne te dirai pas les sanglots lointains.
Je ne te dirai pas le tremblement
Du bas sur la jambe.
Je ne te dirai pas
L'âme sans existence,
Les yeux noirs des autres
Qui basculent par-dessus
Le berceau de mes fantasmes.
Je ne te dirai pas mes souffrances ambiguës
Qui m'anéantissent,
Au plus profond de ton absence.

Publié par felixmartin à 23:33:53 dans Nuits blanches | Commentaires (0) |

Je n'aurai pas le temps | 05 mai 2007

Le martèlement dans les zones
Rouges sang
Et les murmures se crient
En longues griffures sur les chairs nues

La guêpe de la nuit
En habit de noces
Promène son abdomen sur le grain
De la peau endormie.

Je n'aurai pas le temps.

L'obsession, citron de l'âme,
Sur la voie lactée des corps,
Répète sa litanie
Sans que jamais l'oubli n'apaise les désirs.

Je n'aurai pas le temps.

Publié par felixmartin à 08:54:21 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Un chagrin intense | 04 mai 2007

Un chagrin intense et infini
Que rien ne peut éteindre
Que personne ne peut étreindre

Un chagrin d'enfant
Dans les rues de plein vent
Avec une chanson au bout des lèvres
Pour noyer les larmes.

Cette souffrance qu'on ne sait pas dire
Cette souffrance qui isole
En bulles légères dans le cœur
Ou nouées dans la gorge.

Il y aurait peut-être
Le balancement dans le vent
Jusqu'au ciel
Pour oublier la douleur
Et retrouver le plaisir.

Entendre le rire d'un enfant
Monter si haut
Qu'il frappe à la douleur.

Publié par felixmartin à 21:21:42 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Petit Poucet | 04 mai 2007

Dans l'aube qui se lève, petit Poucet dort,
Il s'abandonne aux caressants bras qui l'adorent,
Et goûte à la saveur de leurs envoûtements.
Toute la forêt vibre à leurs enlacements.

Poucet ne quittera plus sa chaude matrice,
Il choisit pour toujours ses douceurs protectrices.
Aux moineaux voleurs, il a jeté ses miettes.
Tout son pain est là dans son cœur sans détresse.

Ecoutez, passant, cette douce mélodie,
C'est Poucet qui chuchote à son ancienne amie.    
Fini les jeux interdits qui blessaient son âme,
Sous les étoiles il a retrouvé sa dame. 

Publié par felixmartin à 20:52:36 dans Nuits blanches | Commentaires (0) |

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