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La nouvelle vague | 17 novembre 2006

La nouvelle vague s'est plantée
quelque part dans mon
corps
et je ne saurais dire si le cœur a été touché.

Par surprise, elle m'a happée, quand, passante,

j'avançais dans l'air du temps,
à la recherche,
je ne sais plus,
de Proust ou de quelque Marcel.


Elle a délégué un de ses fils,
cheveux d'écume, regard
océan,
pour mieux me noyer dans son univers
qui mêle le fils de l'homme à l'homme loup.

La traîtresse par petites touches m'a d'abord baignée

de sa fraîcheur couleur menthe à l'eau.
Mon ventre le premier a chaviré.

Elle en voulait davantage.

Elle m'a roulée dans ses flancs,
chaleur retrouvée des premiers instants.
Quand je dormais paisiblement,
elle a lancé la dernière vague m'engloutissant sans un soupir.

Pêcheur, si tu navigues par ici, n'oublie pas :

bien au dessous de ta barque, dans le fonds marin,
survit, toute blanche, une statue de marbre.

Publié par felixmartin à 20:39:37 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Grèce éternelle | 08 août 2006



Grèce, pays éternel, sous la lune orange
Grèce, recueil d'infini aux visages d'ange
Grèce qui te cache dans tes rêves voilés
Grèce qui voyage dans tes bateaux ailés.

Tes paysages chauds aux odeurs de jasmin,
Tes pierres blanches se sont gravés sans fin
Dans l'esprit du monde comblé d'éternité
Où s'enfuit toute trace d'intranquillité.

Grèce, en cheminant sur tes anciennes voies
Tu m'as ouvert ton âme au-delà des émois
Ton vent de liberté caché dans tes maisons
M'emporte dans tes champs de révolution.

Et je m'en vais en sanglots loin de tes eaux bleues,
De tes îles balayées par des vents frileux.
Des jours anciens je me souviens de toi, Grèce
Adieu à jamais, pays de ma jeunesse.


Publié par felixmartin à 20:29:55 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Les couleurs du printemps | 23 juillet 2006


Ce jour blanc d'hiver
Sous mon costume noir
La couleur à mes joues
Est revenue.
Cette chaleur enfouie
Tes mains l'ont fait surgir
J'ai ouvert les yeux sur le printemps.

Publié par felixmartin à 13:38:20 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Narcisse | 04 juillet 2006



Narcisse, éternel adolescent aux traits lisses,
quand Oedipe vieillit et rencontre les douleurs de la vie.

Publié par felixmartin à 19:01:46 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Pasiphaé | 27 juin 2006

La reine à son taureau
éprouve-t-elle plus de honte ?
Prostrée et bannie de l'amour,
Jamais assouvie, jamais guérie.
Le poison dans ses veines a son plaisir
Et comme le lierre s'attache à sa vie.
De son antique crime elle expie encore
Quand d’un taureau elle a fait son amant
De robe rouge elle s’est ceint
Pour paraître à ses naseaux l’unique volupté.

 (illustration : Zeugma)

Publié par felixmartin à 19:17:09 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

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