Depuis le 02-01-2006 :
587884 visiteurs
Depuis le début du mois :
5711 visiteurs
Billets :
478 billets
Publié par felixmartin à 22:31:49 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens

Demande-moi d'être Orphée
Je prends ta main
Et sans me retourner
J'avance dans nos nuits.
Quand tu es Ariane à Naxos
Que ta ceinture est défaite
Je te rejoins avec mes panthères
Pour m'enivrer dans tes couches.
Mais ne me demande pas d'être Thétis
Et retirer de ton talon léger
La flèche fatale.
Dans la clairière de la trahison
Lorsque tu dormais
J'ai déposé entre nous l'épée d'Arthur,
Pour ne pas toucher ta lance aigüe.
Dans ta bouche amère
Je goûte le philtre d'Yseult
Et m'empoisonne
Pour te rejoindre dans tes chimères.
Mais ne me demande pas
De baiser tes lèvres froides
dans le tombeau de Vérone.
Je veux bien être Manon
Et te trahir chaque nuit
Si dans nos jours tu me rejoins
Pour respirer nos corps aimants.
Je te laisse boire le sang
De mon cou meurtri
Et s'il le faut je me damne
Pour gagner l'éternité avec toi.
Mais ne me demande pas
De quitter mon enfant
Ou je glisserais sous la roue du destin.
Entre les pommiers en fleurs
Je devine ta bouche
Et je creuse ma côte mâle
pour sculpter tes hanches.
Dans mes voiles maudits
J'enroule ta tête et je la tranche
Si je peux goûter
A tes pensées rebelles.
Mais ne me demande pas
D'être Marie
Et porter dans mes bras ton sacrifice.
Photo : Yves-Marie JACOB - La Ballade d'Holga
Publié par felixmartin à 19:23:14 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par felixmartin à 17:36:10 dans Nouvelles d'hier | Commentaires (0) | Permaliens
Comme lui, je n'ai pas été sevré et chaque nuit la longue marche reprend jusqu'à l'apaisement qui ne vient pas. Dans ces jours de lumière et de vent, l'apaisement vient d'une bouche inconnue, d'une main étendue sur la natte tressée. En ces jours dans l'ailleurs, l'apaisement vient de ce sourire sans ombre jeté par-dessus les foules envieuses. En ces jours suspendus entre l'horizon africain et la pesanteur de l'Europe, je parcours cet espace plein de ses pas et de ses longues jambes porteuses d'apaisement.
En ces jours, courts de quiétude, que l'arrivée de la nuit avec son cortège de désirs inassouvis efface, je ressemble au vieil Arita, étendu sur la couche de sa jeune épouse et criant de toute sa déraison, plongeant la maison dans l'effroi des ses cauchemars insatiables.
Tout autour, le groupe d'enfants noirs abandonne sa curiosité à cette page écrite. Leur mère ou petite mère porte sur la tête la hachette qui coupera les pousses de bambou dans le champ où son époux sera porté jusqu'à sa dernière demeure.
Publié par felixmartin à 21:17:34 dans Nouvelles d'hier | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par felixmartin à 20:47:50 dans Nouvelles d'hier | Commentaires (0) | Permaliens
<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| 54| 55| 56| 57| 58| 59| 60| 61| 62| 63| 64| 65| 66| 67| 68| 69| 70| 71| 72| 73| 74| 75| 76| 77| 78| 79| 80| 81| 82| 83| 84| 85| 86| 87| 88| 89| 90| 91| >>
livraison COVALEJE
de textes en désordre
nouvelles d'hier
poèmes pour nuits blanches
musicales pour accords bleus
entre textes et musique.
Merci à vous, visiteurs,
de vos regards croisés.
©Textes
romanzini at hotmail.fr
| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 |
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 |
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 |
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 |
| 29 | 30 |
Derniers signes