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Wen-K'i se leva sans bruit, ouvrit la porte de la véranda. Le lac, au petit matin, s'estompait sous les brumes blanches. Silence. Suspension. Les arbres frileux plongeaient leurs chevelures rousses dans les eaux arrêtées. Le châle de Wen-K'i ne suffisait pas à la réchauffer et elle goûtait au froid du matin comme elle avait jadis goûté aux blessures de l'amour. Une main serra son coude. Je l'avais vue, tremblante, se pencher au-dessus de la balustrade, sans bruit, je m'étais approché, vibrant à ses pensées. Nos yeux étaient sans mélancolie, sans regret, sans espoir non plus. Nous attendions le moment où les existences glissaient, où la vie apparaissait en ultime vainqueur. Il y a longtemps, nous aurions pu nous comporter en maîtres des jours et des nuits. Ce matin d'automne, nous nous dressions au-dessus des eaux endormies et nous réalisions, après tant d'années, que le vertige nous avait toujours habités. Sans que nous ayons besoin de parler, nous savions, l'un et l'autre, que notre route aboutissait à ce même plan, douloureusement insensé, et qu'au même instant nos pensées renonçaient. Nous nous tenions debout, surplombant le lac, ma main pressant le coude de Wen-K'i.
Publié par felixmartin à 20:07:01 dans Chine (La courtisane) | Commentaires (0) | Permaliens

Madame rêve...
Ce qui me gène le plus avec Bashung,
c'est que la ménagère de 50 ans ne doit pas le faire fantasmer.
L'inverse n'est pas vrai. 
Publié par felixmartin à 14:31:27 dans Si on chantait | Commentaires (0) | Permaliens
La terre mère ne va plus attendre
Cette nuit, qu'elle vienne me reprendre
Approche-toi mon tendre époux
Approche-toi mon enfant loup
Les chants de la mort emportent l'Indienne
Pocahontas ta légende va naître !
John, quand ton monde te semblait petit
Je m'endormais à l'ombre des tipis
Je grandissais auprès des miens
Je respirais l'air du matin
Quand toi, tu traversais les océans
Je t'appelais dans mes prières.
John Smith, j'ai fait un rêve,
J'étais la fille d'Eve
John Smith, je suis ton rêve
Ton âme est dans ma sève
John Smith, rejoins l'Indienne
Née pour être tienne.
A l'aube ta voile surgit au loin
Mon regard ancien vit le tien
Dans la prairie du nouveau monde
Tu m'as effleurée de tes lèvres
Ma bouche à ta bouche s'est agrippée
Ton âme a cédé à l'amour sacré
L'arc du destin nous appelle.
Tu as tenté d'échapper à tes doutes
Mais je t'empêchais de trouver ta route
Tu as délaissé la lumière
Je me suis perdue dans ton ombre.
La vraie paix sera sans retour
Rêve indien que deviendras-tu ?
John Smith, j'ai fait un rêve,
J'étais la fille d'Eve
John Smith, je suis ton rêve
Ton âme est dans ma sève
John Smith, quitte l'Indienne
Morte pour être tienne.
Interprète : Lucie Jeanson - musique : Hervé Jeanson
Publié par felixmartin à 11:47:45 dans Si on chantait | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par felixmartin à 10:20:59 dans Chine (La courtisane) | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par felixmartin à 17:30:33 dans Chine (La courtisane) | Commentaires (0) | Permaliens
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