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L'aveugle de Thèbes | 10 mai 2006

Tu ressembles encore à l'aveugle de Thèbes
Tes yeux n'ont pas de couleur.
Ma bouche est muette comme celle d'Ondine
Et je tais ton nom.
Comme Eurydice je n'entends que ton pas puissant
Et ta démarche m'est inconnue.
Demain peut-être mes nuits se peupleront de ton nom
Demain peut-être je sentirai ton odeur
Et connaîtrai l'étreinte de tes bras
Demain peut-être je sortirai de la pierre.

Publié par felixmartin à 21:52:35 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Thelma et Louise | 08 mai 2006

Thelma et Louise sont parties
Elles ont ouvert la décapotable
Elles ont ri à la liberté
Les cheveux décoiffés
Et la lèvre gourmande
Loin des hommes poussiéreux
Trop vite oubliés
Trop vite remplacés
Elles ont roulé pour goûter la vie
A perte de vue des routes.

Dans le désert Arizona
La road movie a commencé
Non vous ne les aurez pas
La vie sera plus longue que la route.

Leur destin a basculé
Dans ce parking à camions
Thelma avec son blond sourire
N’en finissait pas de rien voir
Louise ne savait pas
qu’elle tuerait pour sauver son amie
Trop vite elle a tiré
Trop vite il est tombé
Elles ont fui pour effacer les coups
Dans le voyage sans retour.

Dans le désert Arizona
La cavale a continué
Non vous ne les aurez pas
La vie sera plus longue que la route.

Sur le bord de la route il les attendait
Dans le motel le jeune homme est entré
Elles ont vidé leurs verres
Louise la rousse n’a rien dit
Thelma a croisé ses jambes
Elle a souri comme elle fait si bien
Trop blond pour elle
Trop beau pour l’éternité
Elle a choisi une nuit
Pour y goûter.

Dans le désert Arizona
La cavale a repris
Non vous ne les aurez pas
La vie sera plus longue que la route.

Cessez de les juger
Ne tentez pas de les rattraper
La mort s’en chargera
Au bord du Grand Canyon
Pour échapper à l’hélico
Elles ont croisé leurs mains
Trop beau pour en finir
Trop con pour continuer
Et dans un dernier refus
Elles ont sauté dans le vide

Dans le désert Arizona
La cavale a cessé
Non vous ne les aurez pas
La vie sera plus longue que la route.

Publié par felixmartin à 21:23:59 dans Si on chantait | Commentaires (0) |

Librairie Le Bleuet | 08 mai 2006



« À la sortie de Forcalquier, dans les Alpes de Haute-Provence, vous prenez la route de Banon. C’est le bout du monde. Au-delà de ce village de neuf cents âmes, célèbre pour ses fromages de chèvre, il n’y a plus que les hauts plateaux désolés, pétrifiants de beauté, entre le mont Ventoux et la montagne de Lure. C’est le pays de Jean Giono… Il y a une quinzaine d’années, à la mort de ses parents, Joël Gattefossé, ce menuisier de formation, cet autodidacte fou de livres est venu se réfugier à Banon et s’est lancé le défi d’y créer une librairie. »

Joël Gattefossé a créé dans ce village du bout du monde une librairie de rêves : vous vous promenez dans des ruelles de livres et celui que vous avez tant cherché est là au milieu de tous qui vous attendait.

Librairie le Bleuet, Banon (04), tél. : 04 92 73 25 85

 

Citation : Une fleur rare chez Giono par Bernard Fauconnier (Témoignage Chrétien)

 

Publié par felixmartin à 14:44:02 dans Souvenirs d'en France | Commentaires (5) |

Encyclopédie | 04 mai 2006

De l’amour en encyclopédie
J’en avais goûté sur tous les airs
Ronde infernale des piliers
Marx, Freud et même Sartre
Analysant leur complexe d’analité
Expliquant mes bâillements.

J’en arrivais à rêver Cocteau et Genet
Cherchant la mâle virilité se dresser
Sur les murs fuyants de mes nuits
La croix du Christ suspendu
Avait des accents blasphématoires.

O’Connel sorti de Dublin
Au corps de champion de kung-fu
Entra dans mon lit à cette période
Mes jambes en croix
Il crevait mon con et le reste.
Un tour de roue dans sa voiture rouge
On est parti au bout du monde.

Hélas le monde est petit
On est rentré et l’ennui a suivi.
J’ai continué à bâiller
Alors j’ai croisé Marilyne…

Publié par felixmartin à 22:22:44 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

Casablanca | 04 mai 2006

Dans un bordel de Casablanca
Il a saisi son poignet
Furieuse elle s'est détournée
Et la nuit s'est ouverte sur leur course.

Dans une rue de Casablanca
Il l'a croisée et leurs regards
Flambaient de la même haine.

Dans le port de Casablanca
Il l'a retrouvée
Accoudée au vent de l'océan.

A Casablanca ils n'ont pu ni se toucher
Ni parler, ni dormir.
Ils ont quitté la ville pour le désert.

Au bout de la piste de sable
face au mirage lointain
Ils ont abandonné leur voiture.

Dans les dunes et le soleil
Dans la nuit et les silences du désert
Ils ont marché furieusement
Coude à coude dans la chaleur
Meurtris, assoiffés.

Au bout du mirage
Ils sont tombés sur la même plage
De désert sans océan.
Et là seulement, là seulement,
Il a saisi ses poignets
Et leurs corps se sont connus.
Dans la nuit le sable a frémi
A leurs hurlements.

S
i un jour vous passez près de ce lieu
Vous apercevrez peut-être la statue des deux amants.

Publié par felixmartin à 21:29:45 dans Poésies lointaines | Commentaires (0) |

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