Depuis le 02-01-2006 :
602678 visiteurs
Depuis le début du mois :
20505 visiteurs
Billets :
478 billets
Je n'aime
pas les promenades à la campagne. Surtout le dimanche. C'est déprimant. Vous
quittez la ville, en suivant une file de voitures dont les passagers, comme
vous, se sont donnés pour objectif de respirer l'air pur.
La seule promenade que je supporte, c'est celle qui me conduit au Parc. Les parcs et les jardins publics sont préférables aux champs. Avez-vous déjà fait l'expérience de trouver un lieu sans avoir à rouler des kilomètres ? Un lieu où l'herbe est tendre et verte, les arbres bien plantés ? Un lieu où, à coup sûr, vous ne croiserez pas une barrière en fil de fer qui vous oblige à l'enjamber au risque de déchirer votre costume neuf ?
A la campagne, l'herbe est grise, c'est de la mauvaise herbe, dure, tordue, jonchée de détritus, laissés par d'indésirables prédécesseurs. Et allez chercher des fleurs dans cet amas informe ! Quelques marguerites frêles et poussiéreuses, sorties de là comme par hasard, osant à peine se montrer. Et s'il vous prend l'envie, au mois de mai, de cueillir quelques muguets, à moins de venir très tôt le matin -ce que je ne saurais faire- vous ne trouverez rien. Vous gagnerez en revanche un lumbago à force de vous baisser, si ce n'est une avalanche d'éraflures, de coups de toutes sortes à vous être frotté aux broussailles et aux branches mortes qui encombrent nos forêts.
Quant aux
animaux sauvages, ne comptez pas en surprendre, les chasseurs, c'est une
évidence, les auront effrayés avant vous. Je ne vous parle pas des familles
bruyantes que vous croiserez, ni de l'agacement que vous aurez lorsque, attablé
à une auberge, on vous servira des crêpes à peine cuites où l'on vous fera
attendre inutilement dans une salle sans goût, sentant le rance ! Il n'y a qu'à
la campagne que vous trouverez de tels désagréments, vous ne me ferez pas
changer d'avis. L'air des villes me convient et je ne comprends pas cet
engouement pour ce retour à la nature. D'ailleurs, j'ai le rhume des foins et
le printemps, tout comme l'été je fuis tout ce qui est vert et fleuri.
L'homme est fait pour vivre en société, ce n'es pas moi qui l'ai inventé. Un penseur l'a déjà dit, je ne vous ferais pas l'affront de préciser lequel. D'ailleurs, j'ai oublié son nom.
Publié par felixmartin à 01:35:52 dans Nouvelles d'hier | Commentaires (1) | Permaliens
Come on baby
Ta main effleura mon coude à l'entrée du bar
« La route m'attend, suis-moi, lâche les amarres
Come on baby tu connaîtras le paradis »
Je n'ai pas fléchi, le cœur abasourdi
Nous avons parcouru le trouble de l'amour
Dans les nuits blanches en absence des jours
Goodbye baby
Tu as poursuivi seul tes chemins de traverse
Mes pleurs inassouvis imitaient les averses
Esseulé tu as goûté les baies des buissons
Esseulé tu as roulé dans les sombres limons
Esseulé tu as bu le blanc brouillard des étuves
L'enchantement touche à sa fin la nuit arrive
I love you baby
Aimer, dans quelle langue vive te l'écrire
Chuinter en allemand ou de l'anglais dire
Viens lover ton corps dans ma tanière
Tes nuits fauves se mêleront à mes lumières
Pour te chérir je choisirai l'italien
Je t'attends au seuil de notre rêve aérien
Baby come back
Les routes ont séparé nos sillons d'âme
Détache tes souffles grisés du macadam
Notre jardin d'hiver guette ton vrai retour
Du fond de ma vie je ne crains pas tes détours
Dépêche-toi le soleil a quitté le Sud
Je ne t'attendrai plus longtemps finis ta ronde.
Publié par felixmartin à 21:27:40 dans Nuits blanches | Commentaires (1) | Permaliens

Je ne suis pas à vous
Vous n'êtes pas de moi
les couleurs infinies
de notre quart d'heure
se fânent
sans émois
rien de Rome antique
l'envers des squares
vous m'offrez
je les visite le jour
longue allée de tilleuls
bacs à sable et balançoires
l'eau des fontaines ou du fleuve
vous les découvrez la nuit
les arbres deviennent bosquets
les murs jaunissent
et les amants sans visage
n'ont pas d'adresse
Illustration : emprunt à Paul Marandon
Publié par felixmartin à 22:11:52 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens

J'ai pour vous
Ce que personne ne peut atteindre
Jusqu'à mon dernier souffle
Ce quelque chose qui vous appartient
Me retient à vous
Ce quelque chose que j'ai déposé
A vos pieds
Que je ne sais nommer
Ame ou identité
Je vous l'ai offert
Pour l'éternité
À l'écho de vos pas
Renaissent incessantes
Les traces de cette attraction
Ni amour ni désir
Vivace effarement
Qui monte de vos reins
À vos paumes
Creux dénudés d'oubli
Courbes habitées
De tous mes égarements
À votre dernier regard
Est éclos un souffle au cœur
Ma vie depuis s'est dilatée
De vous
Jour après jour
S'effacent mes contours
Se drapent mes inspirations
Trou noir stellaire
Vous attirez mes mouvements
De corps démembré et d'esprit consumé
A l'ombre de vos lumières
S'allonge ma tête noire
J'ai fait de ma vie un souffle
Au croisement de nos routes
Ni crucifixion, ni abandon.
J'ai pour vous
Ce que personne ne peut atteindre,
Pas même moi.
illustration : Paul Marandon étude pour le tombeau de blanche neigehttp://www.paulmarandon.com/
Publié par felixmartin à 21:24:23 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens

Lisa, Lisa. Elle s'appelait Lisa. Blonde, de la tête
aux pieds. Avec des duvets inavoués au creux des genoux et des manières de rire
qui n'étaient que blondeur. Lisa-Lisa.
La sirène du bateau agitait le
départ. Les passagers se pressaient contre la balustrade blanche, luisante des
mains engourdies, potelées, grandes, rouges. Et Lisa, Lisa, Lisa dans ma tête.
J'avais rejoint la foule que je dépassais d'une tête. Lisa-Lisa. J'avais peint
Lisa, toutes ces nuits à Berlin. Lisa en manteau noir, Lisa dansant sous les
feux blancs, Lisa dans le bain, Lisa après l'amour. Lisa, là, proche, à demi
pliée sur moi, Lisa loin, loin, si loin.
L'air était frais, le vent déjà
brisait l'écume et le bateau s'éloignait, lentement, pesamment et si
docilement, sans frôlement, sans trace de violence, là sur les flots bleu noir.
Avec l'écume tout autour, l'écume aux bords des lèvres de Lisa, que j'avais
tant peintes, tant murmurées. Mon dernier crayon je l'avais jeté à Paris, au
fond de
Le bateau pour l'Amérique
engloutissait Lisa. Un océan atlantique me séparait de Lisa. Lisa que je
pianotais sur la balustrade blanche. Lisa qui m'abandonnait pour chanter et
danser dans les nuits de Berlin.
Interprète : Nicole Amann - Compositeur : Hervé Jeanson -
Publié par felixmartin à 00:19:59 dans Musicales | Commentaires (1) | Permaliens
<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| 54| 55| 56| 57| 58| 59| 60| 61| 62| 63| 64| 65| 66| 67| 68| 69| 70| 71| 72| 73| 74| 75| 76| 77| 78| 79| 80| 81| 82| 83| 84| 85| 86| 87| 88| 89| 90| 91| >>
livraison COVALEJE
de textes en désordre
nouvelles d'hier
poèmes pour nuits blanches
musicales pour accords bleus
entre textes et musique.
Merci à vous, visiteurs,
de vos regards croisés.
©Textes
romanzini at hotmail.fr
| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 |
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 |
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 |
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 |
| 29 | 30 |
Derniers signes