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    Pessoa

    La complainte de Pessoa, sa supplique quand il rêve la vie
    et qu'il nous en convainc avec ses mots au bord des larmes,
    avec ses mots d'émotion étranglée.

    Les jours disjoints.

    Je caresse le désespoir de ces pages du plat de la main.
    Les doigts à demi écartés, soulevés et tremblants.
    Goûtant à cette incestueuse découverte.

    Les jours fruitiers.

    Sans écart entre la fluidité de l'air des choses
    et les sensations bourdonnantes du dedans.

    Les jours électriques.


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  • Elles étaient toutes venues
    Avec leurs mains crispées
    Et leurs bouches closes
    Elles étaient toutes là
    Contre la porte
    Dans le noir du corridor
    Phèdre et Alma
    Carmen et Hélène
    George et Sapho
    Quand les amants unis
    Se sont endormis
    Elles sont reparties, radieuses.
    L'amour quelque temps
    S'est posé
    Sur un coin de la Terre.



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  • Chaque matin,
    Tes sourires m'éveillent
    Chaque soir,
    Je t'endors
    De mes câlins
    Pour tes joues douceur
    Et les longs week end
    Où tu pars sur d'autres chemins
    J'égrène les heures
    Mais chut c'est un secret
    Je te laisse grandir
    Loin de moi pendant tes journées
    Mon enfant


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  • PicassoJe ne leur offrais que mon profil
    Et encore je l'aurais fondu en blanc opaque
    Pour sombrer dans l'anonymat.
    Mais le peintre dessina un œil,
    Un nez et une bouche.
    Il ne réussit qu'à esquisser une grimace mortifère
    Sourire denté de travers
    A l'œil étiré en tache d'effroi.


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  • Au temps chaud des cigales
    Les âmes abandonnent
    Les corps lourds
    S’élèvent dans la voûte
    A la recherche de la fraîcheur céleste

    Dans la prairie une fillette
    Joue avec les fourmis
    Sa pupille dilatée
    Cherche les fraudeuses


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