• PicassoJe ne leur offrais que mon profil
    Et encore je l'aurais fondu en blanc opaque
    Pour sombrer dans l'anonymat.
    Mais le peintre dessina un œil,
    Un nez et une bouche.
    Il ne réussit qu'à esquisser une grimace mortifère
    Sourire denté de travers
    A l'œil étiré en tache d'effroi.


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  •  Automne

    Plus rien ne t'appartient
    tu n'entends plus le vent
    tu ne verras plus
    Œdipe aveugle.
    les feux te mangent la cervelle
    sans merci.
    La mer basilic frisé.
    Un sourire jadis effleuré
    nous glisse entre les doigts.
    Reste la pluie qui fait l'amour avec les pierres
    et les vieilles maisons en secret qui dansent.

    George Oikonomou
    Traduction Michel Volkovitch (remerciements)

     

     


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  • Au temps chaud des cigales
    Les âmes abandonnent
    Les corps lourds
    S’élèvent dans la voûte
    A la recherche de la fraîcheur céleste

    Dans la prairie une fillette
    Joue avec les fourmis
    Sa pupille dilatée
    Cherche les fraudeuses


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  • Dans le bleu du ciel
    Le soleil roule sa grimace
    La lune bascule
    Son croissant effilé
    Pareille à une demoiselle
    D’Avignon
    Vénus scintille
    Au bar de l’éternel
    Son bras fatal enlace
    Mars qui rougit
    A dieu et à diable
    Au loin les cantiques
    S’entrechoquent
    Dans le big bang


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  • Cri

    Quand le mur est tombé
    Ils ont glissé leurs ongles dans mes cheveux
    Et j'ai hurlé leur cri enseveli
    La foule a continué à fêter la liberté.

    .......

    Quand le mur est tombé
    Leurs ongles pétrifiés
    Dans mes cheveux
    Se sont plantés
    Mon hurlement
    En écho à leur cri passé
    S'est mêlé à la foule en joie de liberté.


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