• Le martèlement dans les zones
    Rouges sang
    Et les murmures se crient
    En longues griffures sur les chairs nues

    La guêpe de la nuit
    En habit de noces
    Promène son abdomen sur le grain
    De la peau endormie.

    Je n'aurai pas le temps.

    L'obsession, citron de l'âme,
    Sur la voie lactée des corps,
    Répète sa litanie
    Sans que jamais l'oubli n'apaise les désirs.

    Je n'aurai pas le temps.

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  • Un chagrin intense et infini
    Que rien ne peut éteindre
    Que personne ne peut étreindre

    Un chagrin d'enfant
    Dans les rues de plein vent
    Avec une chanson au bout des lèvres
    Pour noyer les larmes.

    Cette souffrance qu'on ne sait pas dire
    Cette souffrance qui isole
    En bulles légères dans le cœur
    Ou nouées dans la gorge.

    Il y aurait peut-être
    Le balancement dans le vent
    Jusqu'au ciel
    Pour oublier la douleur
    Et retrouver le plaisir.

    Entendre le rire d'un enfant
    Monter si haut
    Qu'il frappe à la douleur.


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  • Je vous salue amants pleins de grâce.

    Combien d'amants, sauvés de la froideur des nuits,
    Ont cueilli pour moi les fraîches marguerites ?
    Aujourd'hui pleine de leurs fureurs passées
    J'avance gaiement sur le chemin de la vie
    Oubliant mes trahisons passées.

    Combien de kilomètres ont-ils franchis
    Pour s'abandonner à la douceur de mes charmes ?
    Je me souviens de leurs chants suppliants
    De jeunes mâles ithyphalliques et pioupiesques.

    O mon père pardonnez-moi mes péchés !
    Qu'une nouvelle vie commence pour moi
    Pleine de la douceur des rides
    A défaut des tumultueux fantasmes
    De mes anciens amants.


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  • Sortilèges

     

    Tu te tiens lové dans un coin de la pièce,
    Bougeant, respirant à peine.
    Ton odeur de peau jusqu'à moi.
    Tendu vers l'ailleurs,
    En dehors de tout lien avec l'extérieur immédiat,
    Tu te livres aux sortilèges concentrés en toi.
    J'aspire à pénétrer ta peau granit frissonnante.

     


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  •  

      

    L'homme et son visage

      

    Un homme tient son visage à côté de lui au-dessus du miroir
    Il le touche comme s'il était mort ou appartenait à un autre
    Et qu'aveugle il cherchât à le reconnaître
    Existe-t-il tout à fait cet homme derrière son visage ?

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