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    La ville en dédale chancelle sous mes pas
    Mon pied se pose dans le vide des lignes blanches
    Quand ma tête, les yeux de larmes en rires,
    S’enivre de toi.
    Les nuages sans pluie
    Ont laissé au coin de mes lèvres
    Les vomissures au goût de ton absence.
    Le souffle de mon âme en ballade
    Éclate dans les silences
    Écoute mon cœur écœuré
    Battre jusqu'à l'épuisement fatal.

     


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    De l'Afrique à Salzbourg
    La terre a continué de tourner
    Quand je suis partie
    Je ne t'ai pas menti
    Je ne t'ai rien dit
    Le monde n'a pas changé
    Tu es resté incertain
    La parole des autres
    Et le bruissement du monde
    Ont glissé sur ta vie
    Rien n'a bougé pour toi
    Tu as gardé les mêmes alentours

     

     

     


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    Elle est là dans l'errance de mes démarches, dans leur hésitation. Claudicante, j'avance avec la gorge ronde et chaude sous le regard masculin, sèche et brûlante quand je respire.

     

    Quand viendra le moment de la délivrance ?
    Quand le couvercle brûlant de soupirs s'ouvrira-t-il à la lumière douce des jours ?
    Mes ongles suintant de sang écrasent les veines asséchés du bois des peupliers et le lent pourrissement de la vermine emplit mes yeux perlés du soupir affamé et s’enroule à ma langue jusqu'à l'asphyxier.
    Elle est là.

     

     

     


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  • Crète, berceau des dieux,
    Crète, joyau entre trois continents,
    Crète, bateau voguant parmi les eaux,
    Crète des grottes mystiques et des chèvres sauvages,
    Crète des montagnards,
    Crète des hommes de la liberté.


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    C'est une une gamine de quel âge ? Elle ne connaît pas son âge. Les hommes le savent, cela lui suffit. L'amour ? Elle ne connaît pas. Elle ne sait pas. Elle n'a jamais connu. Les hommes la touchent. Partout. Elle ne sait même pas par quel orifice ils la pénètrent. Elle ne dit rien. A peine un soupir. Elle aime ça ? Ça l'indiffère. Parfois elle soupire. Ça la décharge d'un poids dont elle ne connaît pas l'origine.

    Un homme lui donne de la drogue et par ça elle l'aime. Elle l'aime ? Aimer, ne pas aimer. Être, ne pas être. Ce sont des interrogations qu'elle laisse aux autres, à ses amants de passage qui naviguent dans des vies pleines où l’existence a ou n'a pas un sens. Elle envoie à ses parents un peu d'argent de ses nuits et elle sourit à ses amants d'une nuit.

    « Pounam, je m'appelle Pounam. Oui je vais sourire pour la photo parce que le souvenir imprimé pour vous est heureux. Pour moi ? Je ne sais pas. Ai-je le privilège d'avoir un souvenir ? J'ouvre ma bouche, mes seins, mon sexe et je suis à vous, à votre bouche, à votre corps, à vos mains. Je me perds dans nombre de vous et suis la dote de ma famille. Je suis un masque dans le calme de la vie. Je suis tragique ou magnifique selon votre rêve. Je cherche une trêve. La mort dans la convulsion me surprendra. Je saignerai, ni par les poignets, ni par le cœur, mais par le seuil de mon impudeur, par ce sexe renié.

     


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