• J'aurais aimé devenir un bisexuel
    Je serais en libertinage entré durci
    J'aurais aimé me découvrir transsexuel
    Je serais devenu Monica belle aussi

    Hélas mon unique fantasme être aimé
    De toi ma belle oublieuse effarouchée
    Qui ne cesses de soupirer à mes envies
    Je ne suis pas amoureuse de toi, chéri

    Quel autre choix me reste-t-il pour renoncer
    Sinon entrer en monastère et tout de bure
    Revêtu dans ma cellule te vénérer
    Ma douce vénéneuse aux blessantes cambrures.


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  • Le café fume à ma bouche
    Si tes yeux au dehors louchent
    Pendant que tu déraisonnes
    N'oublie pas que je maisonne

    Tes passants ne bercent pas
    Mes soirées de doux délices
    Las mes soupes ne sont pas
    Exotiques, ni complices

    Au bout tendu de tes nuits
    Mes ardents réveils nourrissent
    Tes aurores, tes ennuis
    Fondent quand dans ton calice

    Je broie mes épices vifs
    Les hydromels jouissifs
    Conviennent à tes mortels
    A mes ambroisies chancelle !



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  • Ô mon amour abandonné
    Par toi mon âme s'est brisée
    Voici que s'en vient la saison
    Des vaines liaisons au lointain


    Amour en bel objet de marbre
    Tes étoiles défient le temps
    Ta vive mémoire se cabre
    Tu chevauches d'autres versants

    Ton portrait éteint dans mon coeur
    Me souvient de ta belle ardeur
    Mes sanglots résonnent au vide
    De tes nuits de dédain livide

    Le doux pathos s'est désuni
    Se détachent ses legos libres
    L'apesanteur, mélancolie
    Du ciel, les cache dans le sombre

    Ô mon amour abandonné
    Par toi mon âme s'est brisée
    Voici que s'en vient la saison
    Des liens de la déraison



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  • Oui, votre queue ne saurait plus qu'aucune fourche
    à mon cœur captif filtrer ses meilleurs élans.
    La blanche opale a-t-elle plus de chatoiements
    que la perle lucide coulant à ma bouche ?

    Votre queue possède cette force guerrière
    qui délasse mes armures si capricieuses.
    La flèche d'Amour est-t-elle plus impérieuse
    que votre mouvement ondulant en mes chairs ?

    Votre queue renferme ce céleste amphotère
    qui rythme mes courbes en d'étranges murmures.
    L'étalon exalté a-t-il plus belle allure
    que la hampe galante plongée en mes terres ?


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  • Ils ont asséché sans cesse les mille étangs
    l'étau de Berre nie la force des amants
    ils ont assoiffé le tréfond des océans
    les paradis ne sont plus aussi pacifiques
    pointés d'artifices en attente de clics
    ils ont enterré des bombes sous les chemins
    hier l'acide a fusillé les lendemains
    les héros ont cédé sous le poids des demandes
    la belle endormie s'est enfuie au bout des landes
    l'écume perlée de sang blanc l'a engloutie
    son père emasculé, primitif travesti
    n'a pas oublié les jeunesses enculées
    il s'urgit dans la rue face au mur des salauds
    son cri tranche le temps jusqu'au divin sanglot


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