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La chair n'est pas triste hélas clament les livres
Revenir, revenir ! Sentez que les hommes sont ivres
De boire à l'écume reconnue des mortelles
Tous les anciens Olympes dans les vallées rappellent
Les ravissements d'Europe à Lol sans répit
O nuits ! Les joues sous la lune opale ont rougi
Si le père qui est aux cieux vous en défend
Effeuillez-lui les pages aux pétales blancs
Partir ? Imitez plutôt le branle du mât
Levez l'ancre pour un exotique climat
L'ennui, exalté par le sournois désespoir,
S'échappe en bulles légères à l'ombre noire
Des alcôves bruissantes de tentures en rage
Etes-vous de ceux qu'un vent ôte le courage
Perdus, attachez-vous tel Ulysse aux mâts fertiles...
Mais, ô cœurs, charmez-vous aux chants de l'aède.
Publié par felixmartin à 15:17:51 dans A la façon de | Commentaires (0) | Permaliens
De vous à moi
vous m'avez eue
mon amour
J'aurais aimé
un sensible abandon
une délivrance charnelle
une transfiguration extatique
une possession divine
une petite mort somme toute.
De vous à moi
je ne vous ai pas eu
mon amour.
Publié par felixmartin à 13:12:05 dans A la façon de | Commentaires (0) | Permaliens
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J'ai rêvé de lui, nous nous pardonnions
Non pas nos torts, il n'en est en amour,
Mais la folie de notre désunion
Et que la vie ait pour nous pris ce tour
Nous éloignant du temps de nos beaux jours.
En robe noire, il est réapparu
Ce n'est pas dieu qu'il servait dans les rues
Mais des émois bien plus impertinents,
Savourés par des passants dissolus,
Et désapprouvés par les bien-pensants.
Ni elle ni lui ne se résignaient
A choisir une identité finie
Et mon doux rêveur au lieu de m'aimer
Se lovait au fond de multiples lits
Et goûtait, signe de mon agonie,
Les galantes étreintes androgynes.
De mes chimères se moquaient les djinns,
Anges de l'enfer aux sifflantes voix.
Je sentis le souffle des origines
Soudain nous parcourir d'un même émoi.
J'ai rêvé d'elle mais pas lui de moi.
Publié par felixmartin à 15:13:24 dans A la façon de | Commentaires (1) | Permaliens

interprétation adaptée autour d'une traduction approximative
Possédé par l'amour
Je marche
Dans les rues mortes
Je marche
Avec toi pour horizon
Mes jambes sont faibles
Ma cervelle s'entrelace
Aux nuages en pleurs
J'entends
Tes mensonges
J'entends
Ou tes cris au loin ?
Toi ma petite
Tes sourires ailleurs me perdent
Pendant mes sommeils
Ton amour me rend malade
Je suis tombé en amour
Au loin de tes amours
Qui me rendent malade
J'ai vu
Tes amants dans les prés
J'ai vu
leurs silhouettes troubles derrière la vitre
Je les regarde partir
Et je me pends
A leurs ombres qui s'éloignent
Ton amour me rend malade
J'entends l'écoulement du temps
Des tes amours au loin
De celles qui me rendent malade
Parfois tes silences
Claquent comme des orages
Parfois
Sur tes routes laisse-moi te ravir
Cesseras-tu tes mensonges
Qui me plaisent tant que tu m'aimes
Publié par felixmartin à 18:01:12 dans A la façon de | Commentaires (1) | Permaliens
Ce matin, tu marchais dans les rues de Paris au bras de la collectionneuse. Vous avez croisé la femme de l'aviateur qui allait avec Pauline à la plage. Elles parlaient du beau mariage de
Publié par felixmartin à 15:04:51 dans A la façon de | Commentaires (1) | Permaliens
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