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« Jusqu'à ce qu'un beau garçon venu de loin le pénètrerait par le corps et l'âme.»
Publié par felixmartin à 23:22:14 dans Nouvelles d'hier | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par felixmartin à 18:51:48 dans Nouvelles d'hier | Commentaires (0) | Permaliens
Cette main qui gravit des fraîcheurs parfumées tout au long de la jambe nue. Jambe brune de soleil, ambrée, aux chevilles fines. Ou peut-être cuisses alourdies, blanches et moelleuses. La main s'irrite à l'idée de toutes les jambes qui courent, pieds nus dans les prés, en sandales sur les pavés du midi et plus loin dans les villes, en équilibre sur les talons aiguilles.
Publié par felixmartin à 18:57:24 dans Nouvelles d'hier | Commentaires (0) | Permaliens
- Tu pleures ?
- Pas vraiment. Ce sont des larmes. Parce que là une mouette a hésité avant de se glisser sur l’eau et le ciel gris conservait une pointe de rose entre les deux platanes. Mon regard s’est baissé et j’au vu ta main posée sur le parapet. Sa perfection m’a effrayée. Comme la première fois où j’ai regardé le portrait de Néfertiti. C’était dans le Larousse sûrement. Ta main me confirmait notre différence, notre extrême éloignement. J’ai lu quelque part que la mémoire jamais ne se perdait et qu’un jour on parviendrait à traduire la vie de Toutankhamon en grattant la poussière des bandelettes qui préservent son corps. Crois-tu qu’en tenant dans nos mains la poussière de Sappho ou celle de Virginia Woolf on pénétrera au fond de leur douleur ? Voilà ce que j’ai senti dans la clarté de ta main. Je la vois mais un voile épais m’en sépare.
- A l’instant tu étais pressée, tu parlais de ton rendez-vous avec ce jeune homme. Et voilà que tu pleures. Ton esprit est toujours en mouvement Pauline. Il s’essouffle.
- Le monde aussi alors s’essouffle ?
- Il se meurt en suivant un ordre logique, même ses explosions sont inscrites dans cet ordre alors que ta tête appartient à l’univers du chaos. Comme si dieu avait hésité à la projeter au milieu des étoiles.
- J’ai pris la poussière des jours et je m’en suis dorée.
Publié par felixmartin à 21:39:07 dans Nouvelles d'hier | Commentaires (0) | Permaliens
Un jour, un étranger frappa à la porte d'un palais éloigné. Un vieux serviteur vint ouvrir. Il y avait bien longtemps qu'un visiteur n'avait été reçu. Il n'osa le faire entrer dans le palais si modeste. A la nouvelle de cette visite, il y eut grand remous dans les salles. Le roi reçut la nouvelle avec retenue puis demanda que le visiteur entrât pour déjeuner ave lui. Il s'excusa pour le modeste repas et avoua qu'il partageait avec son peuple la même pauvreté. Le visiteur apprécia le repas, quelques olives, du fromage de brebis et des figues fraîches. Il demanda à rester pour la nuit. Le roi refusa, son palais ne permettait pas de recevoir un visiteur. L'étranger devait s'en aller chercher un gîte meilleur dans le royaume voisin. Tard dans la nuit le roi était assis dans la salle du trône déserte. Tout à coup il aperçut un homme, assis tout comme lui, sur le sol nu. Il reconnut le visiteur. «Roi, que te reproches-tu pour avoir refusé de m'accueillir ?» «Je suis un mauvais roi. Je n'ai jamais conquis alentour pour apporter des richesses à mon peuple et aujourd'hui je partage sa misère.» «Roi, qu'aurais-tu souhaité ?» «Etre un vrai roi pour mon peuple, son guide et son vainqueur.» «Chaque jour ne rends-tu pas la justice ? Chaque jour ne décides-tu pas des travaux du royaume ? Chaque jour ne pries-tu pas dan la grande nef pour la prospérité de ton peule ? Fais-tu tout cela, roi ?» «Oui chaque jour des hommes me parlent de leurs ennuis et je rends la justice, chaque jour les hommes partent dans les champs et les ateliers et je commande leurs journées, chaque jour je prie Dieu pour qu'ils mènent sans peine leurs travaux.» «Roi, n'est-ce pas cela ta tâche ? N'est-ce pas cela être roi ?» «Cela doit être.» «Alors, roi tu peux m'accueillir dans ton royaume sans honte. Tes richesses sont les fruits de tes arbres, le blé de tes champs, le sourire de tes enfants. La douceur des pierres de ton palais vaut l'or et le marbre des autres pays. Cette nuit je dormirai ici car les autres royaumes sont loin pour le voyageur fatigué que je suis. »
Publié par felixmartin à 22:05:55 dans Nouvelles d'hier | Commentaires (0) | Permaliens
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