Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Un poète à Antibes | 13 juin 2007



"
Je tiens cette terre de Crète et je la serre avec une douceur, une tendresse, une reconnaissance inexprimables, comme si je serrais dans mes bras, pour en prendre congé, la poitrine d'une femme aimée."



"Je n'espère rien, je n'ai peur de rien, je suis libre"


  

Nikos Kazantzakis


 

Publié par felixmartin à 21:35:57 dans Nuits blanches | Commentaires (0) |

Aux marches du palais | 11 juin 2007


Aux marches du palais
Y a une tant belle fille,
Qu'a tant d'amoureux
Qui la prennent
 
Un seul en la chaussant
a pris son pied
Et lui a chuchoté
La belle si tu voulais
Je serai ton petit cordonnier
Tu danseras dans mes bras
La valse à mille temps.
 
Demain ma belle préférence je viendrai
Prépare la chambre et le grand lit carré
Nous y dormirons ensemble
Jusqu'à la fin du monde.

Publié par felixmartin à 22:12:50 dans Nuits blanches | Commentaires (0) |

Pays imaginaire | 09 juin 2007



J'ai dix ans
Cette nuit, je l'ai vu
Il était accroupi sur le rebord de la fenêtre
Il écoutait mes histoires d'amour
Cette nuit, je l'ai entendu,
Pss, pss
Il a tendu sa main
J'ai grimpé dans son voilier
On est parti rejoindre
Le pays imaginaire et 
les garçons perdus
Le temps infini lui appartient
Je prie pour que la mémoire
De l'amour ne s'efface pas.

Publié par felixmartin à 21:56:16 dans Nuits blanches | Commentaires (0) |

Balcon | 07 juin 2007

Longtemps,
dans la forêt désertée
j'ai marché
mes bottes claquaient
tes ombres ne se glissaient plus
dans mes vies
Il a fallu ce jour
Ta main au balcon
s'est accrochée
Je l'ai prise
Ou bien est-ce toi ?

Publié par felixmartin à 22:49:34 dans Nuits blanches | Commentaires (0) |

Babioles | 05 juin 2007

Les contes de fées me font souffrir. Quand ils se réalisent, je souffre encore. Absurde, lui ai-je répondu. Les contes de fées n'existent pas. Un soir de sombre désespoir, tu ne m'as pas secourue. J'ai décidée de ne plus me préoccuper de toi. Elle a ajouté : je renonce à mes illusions. Le désespoir devait être intense, en tout cas il était sombre. Elle était jeune, elle avait des illusions. Notre relation appartient au passé, m'a-t-elle déclaré. C'était hier. Elle m'épuise avec ses phrases d'enfant. Elle me fait sourire aussi. J'aime bien mieux la caresser. Je suis trop sentimental, voluptueux mais sentimental. Je l'attends en début de soirée dans un café au bord de la Nationale 7 qui remonte d'Antibes. Un Africain est entré pour vendre des babioles brillantes. Je pourrais lui faire un cadeau, ce serait romantique. Elle aime ce qui est romantique. Je lui ai acheté le collier le plus brillant. Je me souviens que les ancêtres de ce Black étaient échangés contre les mêmes babioles. Triangle. Je pourrais être son esclave. Elle ne le sait pas. C'est une petite femme de mauvaise vie qui m'enjôle. J'attends ma petite femme. Elle ne sera pas en retard. Je n'aime pas ses retards. J'attends et je n'attends pas l'été et ses orages.

Publié par felixmartin à 22:50:02 dans Nuits blanches | Commentaires (0) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| >>