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Fin de partie | 11 mai 2007

Nature
Je serais une plante verte carnivore,
Tu glisserais dans mon délicieux calice.

Poison
Je fermerais mes crocs sur tes peaux épuisées
Ton complet abandon est mon parfait plaisir.

Fin de partie
Je ne saurais combler toutes tes tentations
Abandonne-moi aux limites de nos vies.

Publié par felixmartin à 08:00:05 dans Nuits blanches | Commentaires (0) |

Voie lactée | 06 mai 2007

Souviens-toi,
Par tes milliers de points d'étoiles,
Je m'accroche à ta voie lactée. 
Dans ton ciel infini, je déroule la traîne
De tes cruelles expériences.
Je t'enlace pour éloigner
Les rapaces qui t'incomprennent
et assiègent ta peau.
Ils n'auront pas ton âme.

Souviens-toi,
Dans les vieux temps,
Ils ont démembré Orphée.
Si je me retourne, Eurydice,
Ferme les yeux,
Que je ne te perde pas
Dans les couloirs du monde d'en bas.
Sois mon ombre vivante,
Accroche-toi à mes pas.

Publié par felixmartin à 16:53:07 dans Nuits blanches | Commentaires (0) |

Sanglots | 05 mai 2007

Je ne te dirai pas les sanglots lointains.
Je ne te dirai pas le tremblement
Du bas sur la jambe.
Je ne te dirai pas
L'âme sans existence,
Les yeux noirs des autres
Qui basculent par-dessus
Le berceau de mes fantasmes.
Je ne te dirai pas mes souffrances ambiguës
Qui m'anéantissent,
Au plus profond de ton absence.

Publié par felixmartin à 23:33:53 dans Nuits blanches | Commentaires (0) |

Petit Poucet | 04 mai 2007

Dans l'aube qui se lève, petit Poucet dort,
Il s'abandonne aux caressants bras qui l'adorent,
Et goûte à la saveur de leurs envoûtements.
Toute la forêt vibre à leurs enlacements.

Poucet ne quittera plus sa chaude matrice,
Il choisit pour toujours ses douceurs protectrices.
Aux moineaux voleurs, il a jeté ses miettes.
Tout son pain est là dans son cœur sans détresse.

Ecoutez, passant, cette douce mélodie,
C'est Poucet qui chuchote à son ancienne amie.    
Fini les jeux interdits qui blessaient son âme,
Sous les étoiles il a retrouvé sa dame. 

Publié par felixmartin à 20:52:36 dans Nuits blanches | Commentaires (0) |

Coeur africain | 28 avril 2007

 

Avant de lire cette lettre, respire son parfum, entends ses bruits, ils sont de l'Afrique. Ils viennent d'un point noir, au cœur du triangle bombé de l'Afrique. Bien loin des rives de la Méditerranée et de ses mythes familiers. Loin des îles bleues de l'Egée. Loin de la Naples souterraine et des côtes ibériques. Loin de l'étoile de la Palestine.

Cette lettre roule de tous les fleuves lents et furieux de l'Afrique, de ses steppes jaunes et de ses forêts millénaires.

Cette lettre glisse jusqu'à toi, resté au cœur de l'Europe, au cœur de mes pensées. Par-dessus le ciel voilé de l'Afrique, ta main se tend à l'infini de mes désirs. Elle inonde mes paupières et bien plus loin.

Cette lettre, aucun facteur n'aura le cœur de la déposer dans ton allée. Cette lettre restera en souffrance.

Publié par felixmartin à 21:49:41 dans Nuits blanches | Commentaires (0) |

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