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Une liaison
deux mots qui s'accrochent par la queue
une petite liaison
un lien qui se noue à la vie
un lien qui s'attache ultime rempart contre la mort
une petite liaison
pour connaître les frissons rompus
une petite liaison
pour éviter le doux lien d'aimer
les liens des infinis
depuis nos ancêtres trépassés
une petite liaison
pour nous faire monter au ciel
une petite liaison pour rester enfant sans père
une petite liaison étrange
qui crée le désordre dépossédé
une petite liaison
pour peindre de la beauté avec les mots mélangés
une petite liaison dangereuse inclinaison
mouille-moi avec ta petite hache
sois mon homme de liaison
nos corps tracent des petites lignes arquées
comme des musiques enchevêtrées
de nos effluves créons des liaisons délicieuses
de doux enchaînements
une petite liaison qui trace un trait d'union
pour un lien à venir
Publié par felixmartin à 23:19:31 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens
Jack, faut que je me délivre de ce mic-mac
verse-moi ton cognac, j'ai besoin de ton divin thériaque,
Hello, Bob, c'est quoi qui te détraque
Deux heures que j'attends ma Slovaque sur la place
y avait juste le tic-tac des horloges
celle du beffroi, du clocher, du minaret
toutes dressées aux cieux qui pendent
elle me rend démoniaque
Alors c'est qui la nouvelle cette fois-ci
Elle me caresse mon nez d'éléphant pire qu'un cornac
c'est meilleur que respirer le crack
je suis en vrac quand elle se casse
c'te nuit, j'ai tagué la pissotière
façon tache de rorschach
ça me souvient de sa rose
je la ferai poser nue sur l'abaque d'une colonne torse
putain faut que je la plaque
avant qu'elle me rende opaque
Arrête de broyer du noir
Ca me soulage
voir tout en noir
sur mes toiles je mets sa petite gueule en désordre
je la pique au lasso
sur mes plaques de cuivre je la possède
à l'envers avec mon burin
ça me braque
tout son cubisme en arrêtes qui me transperce
C'est ta tronche que tu mets à l'envers
t'en as pas marre de te flinguer à chaque cloaque
C'est pas ma faute à moi si je préfère les belles cosaques
et leur bras voilés de casaque rouge
je sais je terminerai sous le pont de Brooklyn
Ben, le Rhône est à côté, choisis le pont des Lônes
Disons que t'aime ça, plonger dans les lacs saumâtres
ça t'évite la déprime ambiante, tu participes à la crise façon bras cassés
Putain, Jack, je suis en manque,
faut que je plonge dans sa mandragore ça me nourrit mieux que le manioc
Change de dope
Je deviens paranoïaque tous les macs qui passent
c'est pour elle qui viennent que je me dis
A Pâques, c'est dit, je ferai naufrage
dans les séracs du grand nord sur mon kayak
T'as qu'à sauter à l'estastique dans le Vercors
laisse tomber, Bob, tu deviens chiant avec ta garce
Dis pas ça c'est une déesse
faudrait pas que je croise maintenant son regard canaque
je suis trop chaud
je me pendrai à la haute branche d'un gaïac
au bord d'un long fleuve d'Amérique centrale
Y te reste les gorges de l'Ardèche, c'est plus près
Dans mon zodiaque firmament j'entends son écho
c'est pas ma faute à moi si elle me met en vrac
mes nuits dans ma piaule sont insomniaques
Tu claques des dents, qu'est-ce que t'as
Là-bas, te retourne pas, elle est là
j'ai le trac
je suis foutu, je vais replonger
Publié par felixmartin à 14:41:02 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens

Ta couronne boréale
hante mes nuits solitaires
tes pétales de rose s'envolent aux vents
mauvais, mauvais, mauvais
je cracherai sur les vides
que tu laisses derrière toi
tu crois que j'vais t'attendre
longtemps, longtemps, longtemps
à t'écrire des poèm's à la con
Tu fais chier Arnie
Arnie, Arnie, Arnie
à passer mes doigts sur tes immondices
T'as jeté les vices
sur mes chemins sans fin
tu me laisses faim de toi
Sur ton répondeur
des vagues marines
j'écume de rage
tu glisses entre mes doigts
tu es trop belle ma koré
ton fondement m'affole
faut que je goûte encore
à tes artifices acides
j'ai le cœur en gerbe, en gerbe
T'aurais pas dû
me murmurer à l'oreille
ton corps emmiellé
l'ours solitaire a des rêves
lubriques, lubriques, lubriques
j'irai laper ta petite corolle
je m'éveillerai loup des villes
pour suivre le claquement de tes chevilles
et te tomber en amour
Publié par felixmartin à 10:06:33 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens

Tout au coin de la rue déserte, j'ai capté
votre démarche féline des hommes gais,
vous avez incliné la tête à mon approche
l'éclat de votre sourire à l'ombre du porche
vous donnait des airs lubriques du chat d'Alice
votre voix mouillée conviait à tous les délices
nos corps captifs s'ouvraient aux désordres dorés
double jeu des troubles sens, en amants pâmés
au lieu d'effeuiller la marguerite sans goût
nos pétales de rose nous ont rendu fous
nos audaces élevaient des tours de babel
décochant aux cieux nos caresses sensuelles
la perverse adoration soufflait nos plaisirs
scélérats enfouis au profond des désirs
notre trouble noir coulait à flot dans nos veines
au verso de nos âmes l'amour sans ses peines
peignait d'indécence le vide sidéral
le temps calciné rougit en liaison fractale
Publié par felixmartin à 22:57:38 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens
Vous êtes
chimère, androgyne
quel nom peut vous nommer
vous êtes
dans vos sillons de nuit
quel rêve peut vous habiter
vous êtes
dans vos mots tracés
quel roman peut vous écrire
vous êtes
homme des fourrés, femme recréée
quel genre peut vous définir
vous êtes
dans vos âmes dévorantes
quel amour peut vous souffler
Publié par felixmartin à 22:04:29 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens
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