COVALEJE
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Corinne Jeanson
romanzini(at)hotmail.fr
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J'ai le cœur qui tombe
Écoute il s'est arrêté de battre
Une main a pénétré
Dans la cage
Elle le tient serré
Angine de poitrine
Ange du désespoir
Je
ne savais pas
À
quoi sert un cœur
Je
ne savais pas
Elle
n'avait pas eu le temps
De
me souffler la force
De
l'amour
Au
bord d'une nuit illuminée
Tu
m'as souri
J'ai
arraché ton cœur
Je
l'ai accroché entre mes deux poumons
Aujourd'hui
je respire par toi
Je
suis plus cruelle qu'un vampire
Bien
plus cruelle
Comment
te rendrais-je jamais
Ton
cœur
Je
m'endors dans les cercles
De
l'oubli
Ma
tombe bat béante
Sans
cœur
La
mort ne me connaît pas
Mon
ange-gardien
De nouveau mes ombres ont étendu
Leurs mains au-dessus de ma tête
Tu es là
Publié par felixmartin à 13:05:38 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens

Cette nuit, la Grèce est en feu.
Elle brûle. Son coeur est noirci, abattu.
Elle a perdu ses anges gardiens.
Publié par felixmartin à 23:45:36 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens
Yvonne,
Pourquoi m'as-tu adressé toutes ces lettres ? Tu as attendu trop longtemps. Depuis ton départ je me suis grisé à tant d'autres vies, à tant de goulots, aux enfers aussi. Le temps a passé. Il fallait bien passer le temps, ce faux guérisseur, rompre les espaces éternels. Comment pourrais-je aujourd'hui écouter tes lettres ? Entendre le bruit froissé de leur papier entre mes doigts qui tremblent. Ecoute mon cœur, il se brise, il est en verre blanc. Ne me donne plus à lire tes lettres, elles me font trop mal aux yeux, aux joues, à la bouche, aux tripes, aux genoux, mes pieds fuient sur le sol qui se dérobe. Cette dernière rue où nous avons marché main dans la main, ce dernier matin où nous avons perdu notre langage. Oh Yvonne, qu'avons-nous fait de nos vies l'un sans l'autre ? Le jardin est dévasté, tu ne le reconnaîtrais plus. Tes lettres me sont venues trop tard. Et je suppose que tu ne m'en écriras plus maintenant, trop d'étoiles ont cessé de briller depuis ton départ. Dis-moi. Ma voix s'est éteinte. Je t'ai perdue, mon âme est perdue. J'ai peur.
Ton vieil époux
Ps Je prie pour que tu reviennes, ne serait-ce qu'un jour...
Publié par felixmartin à 21:58:55 dans Nuits blanches | Commentaires (1) | Permaliens
As-tu bien refermé la porte
Ne laisse pas la petite prendre froid
Il y a tant de monde sur les routes
Nous devons partir nous aussi
Pour quel pays, pour quelle contrée ?
J'ai peur, donne la main à la petite.
L'exode dans mon cœur
Est plus lourd que les routes
A parcourir
Plus lourd que les ponts
A franchir
Toutes ces collines, tous ces fleuves
Qui nous séparent de nous
A l'infini de nos vies.
Annie Lopez : peinture "Exode"
http://www.tableauxdepeintres.fr/annie_lopez/annie_lopez.htm
Publié par felixmartin à 23:24:07 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens
J'ai ouvert grands les volets
Les fenêtres
J'ai laissé l'oiseau
S'envoler jusqu'à toi
Au bout du chemin
Je vois ta silhouette approcher
C'est l'Ascension
Ne monte pas au ciel sans moi.
Je crois avoir perdu la raison
Je t'aime Manon.
photo : G MIKE - http://blogapart.blogspirit.com/
Publié par felixmartin à 22:22:12 dans Nuits blanches | Commentaires (1) | Permaliens