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Je marche pied nu craignant les scolopendres, les cafards. Pourquoi ces petites bêtes en carapace gâchent-elles les heures chaudes de l'été ? J'aime le soleil, son piquant, son odeur d'herbe sèche, de vigne éclatée, mais il entraîne avec lui ces insectes fureteurs qui courent sur le sol, s'agrippent aux murs, s'arrêtent pour vous épier et leur attente silencieuse me tourmente sans que je puisse les écraser -parce qu'ils craquent en mourant et bavent d'horribles liquides jaunes ou verts, c'est selon. Si je ne parviens pas à les tuer, la panique est grande de les savoir là, quelque part dans un coin. Leur apparition -comme venu du néant- m'arrache des cris d'effroi. La pire rencontre est encore celle de l'araignée, qu'elle soit lourde et velue ou agile aux pattes en lignes brisées. Ces démons miniatures hantent mes jours et même mes nuits dont mes rêves fourmillent. Ces animaux totem se transforment sans cesse en être interdits et redoutables.
Publié par felixmartin à 12:13:05 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par felixmartin à 22:51:07 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens

Je délaisse les amants éphémères
Je choisis les amoureux éternels
Démodée
Je ne croque pas les corps
Je caresse les peaux
Démodée
J'oublie les plages de sable
Je me noie dans les fontaines
Démodée
Mes robes noires volent au vent
Mes sanglots ont des rires d'enfant
Démodée
Je rêve dans des chapelles abandonnées
Je traîne dans des ruelles désertes
Démodée
La nuit éternelle appartient
A Juliette et Roméo
Démodés
Publié par felixmartin à 21:44:04 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens
Ce qui me plaît en toi
Ce ne sont pas tes jambes
Longues comme un jour sans fin
Ce qui me plaît en toi
Ce n'est pas ta voix de gamine
Traînante comme les crépuscules d'hiver
Ce qui me plaît en toi
Ce n'est pas ton regard
Ouvert aux nuits de lune pleine
Ce qui me plait en toi
C'est l'amour de l'amour
Que tu accroches à ma vie
Publié par felixmartin à 02:11:21 dans Nuits blanches | Commentaires (2) | Permaliens

Ma poulette à moi
A des frissons sur la peau
Si je la croise
Ma poulette à moi
Soupire dès que je la touche
Ma poulette à moi
S'accroche à mes aspérités
Quand je la tiens serrée
Ma poulette à moi
Est nue dans mon lit
Mais pas sur les plages
Ma poulette à moi
Ne connaît pas Simone et sa meute
Elle regarde les étoiles
Et c'est déjà pas mal
Pour croquer à deux
Cet obscur objet du désir.
Publié par felixmartin à 10:05:03 dans Nuits blanches | Commentaires (1) | Permaliens
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