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Au printemps dernier, en pleine campagne présidentielle, une trentaine d’auteurs se retrouvaient dans l’anonymat d’un bar virtuel avec l’idée de revisiter, cent jours durant, les clairs-obscurs du jubilé républicain. Depuis des années, on ruminait ferme sur la crise, le manque à gagner en temps de bonheur disponible était dans toutes les têtes et il y avait un peu partout cette envie de donner un peu d’ivresse aux attentes, d’instiller de la couleur sur les pages tristement convenues des discours officiels.Auteurs au sommaire :
Danièle Akakpo, Claude Bachelier, Désirée Boillot, Jean Calbrix, Benoit Camus, Emmanuelle Cart-Tanneur, Emmanuelle Della Monica, Annick Demouzon, Patrick Denys, Jacqueline Dewerdt, Alain Emery, Sophie Etienbled, Franck Garot, Jordy Grosborne, Jean Gualbert, Joël Hamm, Corinne Jeanson, Jean-Luc Lapoule, Patrick L’Ecolier, Patrick Ledent, Lunatik, Laurence Marconi, Yvonne Oter, Claude Romashov, Castor Tillon, Bastien Zukkas.
parution le 20 décembre 2012
134 pages, 13 €
Zonaires éditions 35 rue du Rocher 38120 Le Fontanil Cornillon, Franc
http://www.zonaires.com/
Mail : contact@zonaires.com
Publié par felixmartin à 21:38:09 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens
Nobody is perfect
Pourquoi me traiter de maudite ?
Pour un X de trop ?
Le choeur des femmes ricane au fond du val endormi
quand ma main gauche de la nuit pétrit avec doigté
le Y de Vénus plus X
Mon sexe incertain m'indétermine ?
Et alors ?
S'il vous plait, ne m'appelez plus Julien
Certes je marche la tête en bas
mais je ne marche pas sur les eaux des lacs
Je ne suis pas un mystère
Juste un X en trop
Une julienne en macédoine
What else ?
Publié par felixmartin à 17:06:30 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens

Il a jeté son filet sur moi. Je ne demandais rien à personne. Il est entré et a parlé à mon âme. Enfin... mon âme ! Alors j'ai fondu comme le sucre dans le café. Après il ne restait plus qu'à ajouter la cuillère et boire jusqu'à la ... Plus de sucre. Juste le sang sur la clé de Barbe bleue.
Après ça, j'essaie autre chose. La musique, la radio, la TV, même les feuilletons américains, les terrasses de café, le saut par-dessus le parapet du pont au-dessus du fleuve ou par dessus la gouttière du toit de la maison d'en face, n'ont rien effacé du tout.
Au fond d'un vieux livre, j'ai trouvé le vieil Henry qui apprend le japonais pour se coller contre la jeune Hiko qui chante dans le piano bar les feuilles mortes en japonais. Enfin, un craquement.
Publié par felixmartin à 14:28:32 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens

Tu dormais.
Ton souffle soulevait à peine ton torse tendu même dans le sommeil.
Ta tête s'inclinait de côté, à la recherche du repos.
Tu avais posé tes deux mains, à plat, sur tes côtes, et sur ton ventre.
Tu composais une étreinte à toi-même, orphelin des tendresses de l'enfance.
Un oiseau solitaire cherchait son envol à travers les branches du cèdre.
Les cigales percutaient leurs cymbales et leurs sons éclatants emplissaient l'espace chaud de l'après-midi.
A tes côtés, je crois bien que j'ai rêvé.
Publié par felixmartin à 22:57:42 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens
L'écrivain, infirme de l'âme, pose son crayon sur les chemins blancs des pages, tel l'aveugle pose son bâton sur les chemins de terre.
Publié par felixmartin à 22:53:06 dans Nuits blanches | Commentaires (0) | Permaliens
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